Un premier parc éolien dans la MRC des Basques

Après le déboisement et la construction des routes, les premières éoliennes... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Saint-Mathieu-de-Rioux) Après le déboisement et la construction des routes, les premières éoliennes seront bientôt érigées au coeur de ce qui deviendra le Parc éolien Nicolas-Riou, le premier à être construit dans la MRC des Basques, au Bas-Saint-Laurent. «Ce sera le plus grand parc éolien communautaire à partenariats égalitaires au Canada», mentionne fièrement le président du conseil d'administration du Parc, Michel Lagacé.

Construit au coût de 500 millions $, sa puissance installée sera de 224,25 MW. Cette énergie sera générée par 65 éoliennes de 3,45 MW chacune. «Ça va être les plus grosses turbines au Québec, précise M. Lagacé. On parle de tours de 116,5 mètres de hauteur. Donc ce sera les tours les plus hautes au Québec.» Six éoliennes seront érigées dans la MRC Rimouski-Neigette, alors que les 59 autres se trouveront dans la MRC des Basques, principalement dans le territoire non organisé de Lac-Boisbouscache. 

Lors de sa construction, dont la période de pointe est prévue l'an prochain, on estime à 400 le nombre de travailleurs qui s'activeront sur le vaste chantier. D'ailleurs, mercredi, à Saint-Mathieu-de-Rioux, près de 150 travailleurs et fournisseurs sont venus à la rencontre des différents partenaires engagés dans le projet afin d'offrir leurs services. «C'est un succès, se réjouit Michel Lagacé. On s'attendait d'avoir environ 75 personnes. De voir pratiquement le double, je pense que ça témoigne de l'importance de ce parc-là dans la vie économique du territoire des deux MRC et du Bas-Saint-Laurent!» Après sa mise en service prévue le 1er décembre 2017, le parc comptera une dizaine d'employés qui oeuvreront aux opérations et à la maintenance.

Le parc sera détenu à parts égales par le partenaire privé EDF et par des partenaires publics. Parmi eux, on trouve Énergie éolienne Bas-Saint-Laurent, composé des huit MRC de la région et de la Première Nation Malécite de Viger. «Ça représente beaucoup pour nous autres parce que c'est notre territoire ancestral, fait savoir le chef conseiller de la Première Nation Malécite de Viger, Claude Brière. Ce sont beaucoup de retombées économiques pour les 25 prochaines années. Ça va représenter environ 1,1 million $ par année. C'est profitable!»

Pour Rémi Tremblay et Dany Leblanc, de Boréa,... (Collaboration spéciale Johanne Fournier) - image 2.0

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Pour Rémi Tremblay et Dany Leblanc, de Boréa, le plus gros du travail commence.

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Amorcé il y a quatre semaines, le déboisement du territoire, réalisé par le Groupement forestier de l'Est du Lac Témiscouata, est presque terminé. C'est dorénavant au tour de l'entrepreneur général de prendre possession du chantier. Pour Boréa, c'est maintenant que le travail débute. «On a commencé le décapage des routes», explique le surintendant du chantier chez Boréa, Rémi Tremblay. L'homme a 529 tours d'érigées à son actif sur les 1800 montées par l'entreprise. Jusqu'à maintenant, Boréa a participé à la construction de près de 50 parcs éoliens au Canada. 

Pour l'entrepreneur général, l'un des plus grands défis dans la construction du Parc éolien Nicolas-Riou se situe sur le plan environnemental. «On rencontre 112 milieux humides dans nos 87 km de routes», précise le directeur de la construction pour l'est du Canada chez Boréa, Dany Leblanc. Comme il y a généralement de la vie dans un milieu humide, l'entrepreneur doit prendre des précautions particulières afin de ne pas détruire ces habitats. «On essaie de contourner, explique M. Leblanc. Il y a des mesures compensatoires ou de protection. C'est très élaboré et complexe.» 

Trois spécialistes en environnement veillent au grain pendant les travaux de construction. «On a des pelles mécaniques qui utilisent des huiles bios, spécifie M. Tremblay. Il faut réduire les risques environnementaux.»

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