Menace d'une loi spéciale dans le conflit du Bella Desgagnés

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Tant que la grève dure, aucun passager ne sera admis à bord du Bella Desgagnés, sauf pour des raisons médicales.

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Québec met de la pression dans le conflit qui oppose la douzaine d'officiers de navigation du Bella Desgagnés, en grève depuis mardi, et leur employeur, Relais Nordik. Afin de faire reprendre rapidement la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord, la ministre responsable du Travail leur a lancé un ultimatum : entendez-vous d'ici jeudi ou il y aura une loi spéciale.

«La ministre attend une entente négociée d'ici jeudi, sinon une loi spéciale sera déposée», lance clairement Florent Tanlet, attaché de presse de la ministre Dominique Vien. «Il faut quand même respecter les relations de travail et c'est pour ça que la ministre donne un certain temps à la négociation, mais il faut un dénouement rapide. Il s'agit d'une situation exceptionnelle, avec des communautés isolées non reliées par la route.»

Derrière les maires et les chefs innus

Le gouvernement s'est donc rangé derrière l'opinion des maires et des chefs innus de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord, qui réclamaient lundi une loi spéciale afin d'assurer le seul service régulier de transport entre ces petites localités, fortement dépendantes du bateau. Les élus sont unanimes à décrier la liste des services essentiels durant ce conflit, liste dévoilée lundi par le Tribunal administratif du travail.

Ainsi, tant que la grève dure, aucun passager ne sera admis à bord du Bella Desgagnés, sauf pour des raisons médicales. De plus, le navire ne transportera que de la nourriture et des denrées essentielles (médicaments, produits pour l'assainissement de l'eau potable, véhicules d'urgence, entre autres). L'usine de transformation de produits de la mer de Harrington Harbour, notamment, devra trouver un autre moyen de transport pour expédier sa marchandise à Rimouski.

Un premier pas vers un règlement négocié a été franchi mardi après-midi alors que les syndiqués, affiliés aux Métallos, et l'employeur ont tenu une première rencontre de négociations depuis février, en compagnie de Jean-Luc Déchêne, le conciliateur nommé lundi au dossier par la ministre Vien. Cette dernière a utilisé son droit de désigner elle-même un conciliateur dans un conflit même si aucune des parties opposées n'en a fait la demande.

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