La fermeture du quai de Percé enrage les pêcheurs et les excursionnistes

Le quai de Percé est fermé aux piétons... (Collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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Le quai de Percé est fermé aux piétons et aux véhicules, pour des raisons de sécurité.

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Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Percé) Les pêcheurs de homard et les excursionnistes vers l'île Bonaventure sont furieux de la fermeture du quai de Percé pour des raisons de sécurité. La Ville de Percé se fait néanmoins rassurante : les réparations seront terminées à temps pour la haute saison touristique, lui garantit Pêches et Océans Canada, propriétaire du quai.

«Ce matin, personne n'a envie de rire. J'étais censé commencer à transporter des gens de la SEPAQ [Société des établissements de plein air du Québec] sur l'île lundi, pour préparer l'île pour les touristes», dit Julien Cloutier, propriétaire des croisières du même nom.

Ses navires devront partir du quai voisin de L'Anse-à-Beaufils pour se rendre à l'île Bonaventure. «C'est 80 $ de gaz de plus pour y aller, la même chose pour revenir, et un tour de l'île qui dure deux heures et demie à la place d'une heure et quart», rage M. Cloutier. Les touristes sont présents dès mai, même si la haute saison ne commence que fin juin.

Mercredi matin, des ouvriers s'affairaient à visser des grilles à l'entrée du quai de Percé. Des homardiers déchargeaient leurs prises du jour pour une dernière fois. Le capitaine Laurier Vibert était de très mauvaise humeur. S'amarrer à L'Anse-à-Beaufils lui coûtera 60 $ d'essence de plus et une heure de trajet par jour. Cinq autres homardiers sont dans son cas.

Les tempêtes des derniers mois ont vidé le gravier sous la dalle du quai, dans la section près de la rive, d'où un risque d'effondrement. Les débarcadères sont aussi endommagés.

Même scénario qu'en 2013

Les Percéens vivent le même scénario qu'en 2013, alors que Pêches et Océans avait fermé un quai dégradé à l'aube de la saison touristique, avant de le rouvrir début juin après des travaux d'urgence.

«Ça fait un bout qu'on dit que le quai est fini. C'est désolant», dit le maire André Boudreau. Il trouve toutefois «rassurant» que le fédéral s'engage à trouver des solutions dans les plus brefs délais. «Pour ce qui est de la saison touristique, on ne fait paniquer personne», ajoute-t-il.

Après les dégâts de 2013, la Ville s'est résignée à acquérir le quai une fois reconstruit à neuf par Pêches et Océans. Le Ministère veut s'en départir parce qu'il sert plus au tourisme qu'à la pêche. Le transfert à la Ville est une condition de la remise à neuf.

Le conseil municipal met aussi une condition à l'acquisition du quai : son entretien et sa reconstruction dans 30 ans devront s'autofinancer à même les revenus des excursions. La Ville propose une billetterie unique qui prélèverait 30 % du prix des billets d'excursion, soit 450 000 $ pour une année normale. Cette somme servirait aussi à gérer la billetterie et à promouvoir les excursions.

Les négociations sont au point mort avec les deux compagnies de croisière, qui refusent ce modèle et offrent un montant de 100 000 $ par an à la Ville.

Chaque année de mai à octobre, environ 195 000 personnes foulent le quai de Percé, notamment pour admirer le rocher. De ce nombre, 60 000 embarquent sur des bateaux d'excursions pour se rendre à l'île Bonaventure.

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