Hydro et la MRC de La Minganie à couteaux tirés sur le projet La Romaine

L'expertise de la conseillère en impact socioéconomique du... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

L'expertise de la conseillère en impact socioéconomique du projet hydroélectrique de la rivière Romaine, dont le poste a été aboli le 1er janvier, était une des prémisses pour l'acceptabilité sociale du projet.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Steeve Paradis</p>

(HAVRE-SAINT-PIERRE) Le torchon continue de brûler entre la MRC de La Minganie et Hydro-Québec, qui a aboli comme prévu le 1er janvier le poste de conseillère en impact socioéconomique du projet hydroélectrique de la rivière Romaine. Le préfet de la MRC compare ce geste à du «terrorisme économique».

«On a signé en 2008 une entente avec Hydro-Québec qui dit clairement que Marthe Nadeau doit occuper le poste de conseillère en impact socioéconomique. C'était même une des prémisses pour l'acceptabilité sociale du projet Romaine, le premier projet du Plan Nord», a lancé Luc Noël. 

«Hydro-Québec dit qu'elle nous écoute, qu'elle nous entend, mais le poste de Mme Nadeau est quand même coupé, a enchaîné le préfet. On a besoin d'aide sur la Côte-Nord et cette aide-là n'aurait pas coûté cher, mais on doit composer avec une société d'État qui nous méprise.»

Selon M. Noël, la connaissance du milieu nord-côtier, l'expertise et l'expérience de Mme Nadeau étaient fort utiles quand venait le temps de demander des fractionnements de contrat afin que les entreprises nord-côtières puissent recevoir une meilleure part du gâteau de ce chantier de 8 milliards $. Il soutient que le poste vient tout juste d'être aboli et déjà, la MRC n'a plus réponse à ses questions.

«Sans fractionnement de contrat, on ne peut pas rivaliser. Il n'y a pas une entreprise sur la Côte-Nord qui a les reins assez solides pour soumissionner sur des contrats de 100 millions $ et plus. Et maintenant que Mme Nadeau n'est plus là, il faut appeler au bureau de Baie-Comeau, où personne ne semble au courant du dossier», clame Luc Noël.

«Le fractionnement de contrats, c'est une des stratégies de maximisation des retombées. Il y en a d'autres, comme la clause de sous-traitance pour les entreprises de la région», rétorque le porte-parole d'Hydro-Québec région Manicouagan, Patric Frigon, qui assure que la société d'État respecte en tous points l'entente signée avec la MRC.

M. Frigon a ajouté que, depuis le début du chantier, une valeur de 800 millions $ avait été attribuée à des entreprises de la Côte-Nord, soit au moyen de contrats directs ou grâce à la clause de sous-traitance.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer