EBC met fin à sa contestation de l'offre d'achat de la mine du lac Bloom

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La fin des activités du géant Cliffs Natural Resources, qui a tiré un trait sur sa mine du lac Bloom (photo) à Fermont en 2014, fait mal à la Côte-Nord.

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<p>Fanny Lévesque</p>
Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) Ce n'est pas de gaieté de coeur que l'entreprise EBC de L'Ancienne-Lorette a mis fin mercredi à sa contestation de l'offre d'achat de la mine du lac Bloom pour 10,5 millions $.

«Ce n'est pas un jour heureux pour nous», a déclaré au Soleil le vice-président Finances et Administration de EBC, Martin Houle. L'entreprise en construction a signifié à la Cour supérieure qu'elle ne s'opposait plus à la transaction qui ne laissera que bien peu à la centaine de créanciers de Cliffs Natural Resources, si elle reçoit l'aval du tribunal.

«Ce n'est pas une bonne nouvelle, a-t-il poursuivi. Le résultat à la fin, c'est qu'elles [les entreprises créancières] seront payées des sommes marginales par rapport aux sommes qui étaient dues.» EBC et son consortium UNNU-EBC réclament 52 millions $ à Cliffs, dont 31 millions $ en réclamation garantie pour des travaux exécutés, mais non payés.

Au début du mois, l'entreprise évaluait que «dans les meilleurs scénarios», les créanciers ayant levé une hypothèque légale pourraient toucher 3 % de leurs créances garanties, tandis que les créanciers chirographaires ne recevraient que 1,5 ¢ du dollar, mais le plan d'arrangement final n'a pas encore été déposé.

L'appui de «plusieurs créanciers» et l'accueil favorable du gouvernement du Québec à la vente proposée par Champion Iron Limited dans le contexte difficile du marché du fer ne sont pas étrangers à la décision d'EBC de se retirer. «Fallait peut-être se ranger à la réalité que c'est peut-être la meilleure transaction qui était possible», a soutenu M. Houle.

EBC, dont les démarches légales étaient appuyées par sept autres créanciers, réclamait que les actifs du site minier soient déclarés en faillite, ce qui aurait permis de «protéger les intérêts de la masse des créanciers». Le groupe de contestataires préconisait la mise en veilleuse de la mine jusqu'en 2019, le temps de trouver une meilleure offre.

Entente avec le Port

Mercredi également, le Port de Sept-Îles s'est entendu avec Investissement Québec pour acquérir de vastes terrains de Cliffs Natural Resources sur la Pointe-Noire de Sept-Îles pour la somme de 1 250 000 $. La société d'État a déposé vendredi une offre d'achat de 68 millions $ pour mettre la main sur les actifs de la minière, situés dans un secteur névralgique pour le déploiement du Plan Nord.

Cliffs Natural Resources, qui a placé ses installations de Sept-Îles et de Fermont sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers il y a un an, réclame toujours un sursis jusqu'au 22 avril pour conclure la liquidation légale de ses actifs.

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