Abandon du projet de FerroAtlántica: effets à prévoir sur d'autres entreprises

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La maquette du projet de FerroAtlántica à Port-Cartier

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<p>Steeve Paradis</p>
Steeve Paradis

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Le Soleil

(Port-Cartier) La décision de FerroAtlántica d'abandonner son projet d'usine de silicium métal à Port-Cartier, sur la Côte-Nord, aura sûrement une influence sur le projet d'expansion de Rémabec, qui devait fournir la nouvelle usine en résidus forestiers. L'entreprise, propriétaire de la scierie Arbec de Port-Cartier, estime cependant que les autres facettes du projet ne sont pas en péril pour l'instant.

«C'est évident que cet abandon aura un impact sur notre projet de complexe intégré», a souligné le porte-parole du Groupe Rémabec, Pierre-Olivier Lussier. «Nous sommes encore à analyser les véritables impacts de cette décision, mais nous avons l'intention de continuer à aller de l'avant avec les autres projets que sont la production de granules de bois et le biocarburant.»

Selon l'état des projets dans ses cartons, Rémabec prévoit investir autour de 100 millions $ pour produire du biocarburant à Port-Cartier. Quant au projet de granules, un montant de 20 millions $ est identifié. Comme l'entreprise a déjà une usine de sciage et ses travailleurs en forêt, la fourniture de résidus forestiers à FerroAtlántica ne représentait pas un gros investissement.

Usine de cogénération

Un autre des volets de ce complexe, une usine de cogénération conjointement prévue avec FerroAtlántica (40 millions $), est plus incertain. «Pour ce dossier, on ne peut rien garantir», a signalé M. Lussier, qui a affirmé que le retrait de FerroAtlántica ne devrait pas avoir pour effet de retarder les autres projets de Rémabec à Port-Cartier.

Pierre-Olivier Lussier a toutefois précisé que l'entreprise a encore «bien d'autres défis à relever» avant de donner le feu vert à la construction de ce complexe intégré, comme entre autres ses relations de travail avec son personnel de la scierie Arbec, qui compte 160 employés en usine et autant en forêt. Le quai de Port-Cartier devra aussi subir des travaux de mise à niveau, car Rémabec destine son éventuelle production de biocarburant et de granules de bois aux marchés extérieurs.

Sur ce point, l'entreprise devrait possiblement voir ses voeux exaucés car le port a été identifié comme zone industrialo-portuaire dans la Stratégie maritime du gouvernement québécois. Des investissements sont donc à prévoir.

Le porte-parole de Rémabec dit comprendre la déception de la population régionale, qui voit un gros projet lui filer entre les doigts. «Il s'agit de toute évidence d'un coup dur pour la région de Port-Cartier. Perdre un projet de plus de 300 emplois [345], ce n'est pas banal, mais nous pouvons assurer la population que de notre côté, nous avons toujours la volonté d'aller de l'avant avec nos projets», a-t-il conclu.

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