300 postes à pourvoir: Montmagny recrute au Nouveau-Brunswick

Paber Aluminium de Cap-Saint-Ignace est l'une des entreprises... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Paber Aluminium de Cap-Saint-Ignace est l'une des entreprises des régions de Montmagny et de L'Islet à la recherche de main-d'oeuvre francophone hors Québec.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le maire de Québec, Régis Labeaume, n'est pas le seul à s'intéresser aux francophones hors Québec pour pourvoir les nombreux postes vacants dans les entreprises de la région de la Capitale-Nationale.

Avec l'aide du Centre local de développement (CLD) de la MRC de Montmagny, une douzaine d'entreprises des régions de Montmagny et de L'Islet se rendront le 20 novembre prochain à Edmundston, où elles offriront 300 postes aux chercheurs d'emplois néo-brunswickois.

Parmi les entreprises participantes, il y aura Amisco (L'Islet), Bois Daaquam (Saint-Just-de-Bretenières), Garant (Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud), Imprimerie Marquis (Montmagny), Roy et Benot (Montmagny), Maibec (Saint-Pamphile), Maison Laprise (Montmagny), Paber Aluminium (Cap-Saint-Ignace), Planchers Mercier (Montmagny), Produits métalliques Roy (Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud), Ressorts Liberté (Montmagny) et Teknion (Montmagny).

Ces employeurs seront principalement à la recherche de machinistes, de soudeurs, de polisseurs, de pressiers et de manoeuvres.

«Et plus encore», signale au Soleil Martine Leullier, coordonnatrice au développement des affaires et commissaire industrielle au CLD de la MRC de Montmagny.

Mme Leullier connaît bien les besoins des entreprises manufacturières de Montmagny-L'Islet. Au cours de la dernière année, elle en a visité au moins 75.

«Le phénomène de la rareté de main-d'oeuvre est généralisé», témoigne-t-elle. «Les entreprises florissantes sont nombreuses sur notre territoire. Toutefois, dans beaucoup de cas, leur croissance est freinée par le manque de ressources humaines. Une réalité qui inquiète fortement les employeurs, qui se questionnent sur leur capacité à faire grandir leur entreprise.»

Ainsi, des compagnies pourraient étoffer davantage leur carnet de commandes en instaurant de nouveaux quarts de travail, la nuit ou la fin de semaine, mais doivent y renoncer faute de personnel.

Recruter à l'Est

Pour trouver les perles rares, les entreprises de Montmagny-L'Islet ont recours à toutes les stratégies traditionnelles en matière de recrutement.

Pour inciter l'établissement de travailleurs qualifiés sur le territoire, la région a fait un pas de plus en offrant à ces derniers, depuis deux ans, un montant de 5000 $. Une trentaine de personnes ont profité de ce programme qui s'inscrit dans une offensive plus globale pour faire passer la population de la MRC de Montmagny de 24 000 à 30 000 au cours des 15 prochaines années.

Au fil des expériences tentées par les entreprises pour recruter des travailleurs, un constat est apparu. «Il est difficile de recruter des gens de Québec pour venir travailler à Montmagny», affirme Martine Leullier. «Ça ne veut pas dire qu'il faut lancer la serviette, mais force est de constater que ça ne marche pas.»

Il faut dire que le taux de chômage était de 4,9 % en septembre dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec. À peu près tout le monde qui veut travailler parvient à se trouver un gagne-pain à Québec sans avoir à traverser les ponts. Fait important à noter, dans la région de la Chaudière-Appalaches, le taux de chômage est encore plus bas que sur la Rive-Nord, se situant aux alentours de 4 %.

«Nous croyons qu'il sera plus facile de recruter à l'est qu'à l'ouest. Le mouvement apparaît plus naturel», fait remarquer Mme Leullier.

C'est pourquoi les employeurs et les décideurs socio-économiques de la région de Montmagny-L'Islet ont choisi de mettre le cap sur le Nouveau-Brunswick.

Tous ensemble, ils monteront à bord d'un autobus en direction d'Edmundston où ils s'installeront, le 20 novembre, dans un hôtel pour rencontrer des chercheurs d'emploi, avec ou sans expérience, et pour faire des embauches sur place. 

Au cours des semaines précédentes, une campagne de publicité sera mise en branle pour annoncer la venue des entreprises de Montmagny-L'Islet à Edmundston.

Francophones bilingues

Dans cette partie du Nouveau-Brunswick, le taux de chômage affichait 8,8 % en septembre. Il était de 10,1 % pour l'ensemble de la province.

Le marché d'Edmundston est particulièrement intéressant pour les employeurs de Montmagny-L'Islet puisqu'il s'agit de la deuxième plus grande agglomération à majorité francophone hors Québec. 

Des 20 000 personnes y habitant, 8600 sont francophones et 12 240 sont bilingues. 

«De la main-d'oeuvre s'exprimant dans les deux langues, nous en manquons cruellement dans notre région, alors que nos entreprises manufacturières s'internationalisent de plus en plus», fait remarquer Martine Leullier.

Autres avantages : les travailleurs sont qualifiés et mobiles.

«Et chose importante, Montmagny n'est située qu'à 243 kilomètres d'Edmundston. Seulement deux heures et demie de distance. Les travailleurs qui choisiront de venir chez nous n'auront donc pas l'impression de se déraciner totalement de leur milieu», souligne-t-elle.

Rappelons que, la semaine dernière, le maire de Québec, Régis Labeaume, annonçait qu'il était à peaufiner une offensive avec des partenaires et des entreprises pour recruter des travailleurs francophones à l'extérieur de la Belle Province. Il n'a cependant pas précisé ses destinations. Des annonces seront faites à ce sujet au début de la prochaine année.

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