Crise forestière sur la Côte-Nord: éternel recommencement

L'industrie forestière de la Côte-Nord, qui comprend Rémabec,... (Photothèque Le Soleil)

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L'industrie forestière de la Côte-Nord, qui comprend Rémabec, Produits forestiers Résolu et Boisaco, exige des mesures concrètes pour réduire le prix du bois dans la région.

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) La crise forestière sur la Côte-Nord n'en finit plus de s'étirer et la solution ne semble pas encore se profiler à l'horizon. Pour l'une des entreprises au coeur de cette tourmente, on a le sentiment de jouer dans un film bien connu.

«De notre côté, on a un peu l'impression de vivre Le jour de la marmotte», a soulevé Pierre-Olivier Lussier, directeur des communications du Groupe Rémabec, qui possède la scierie Arbec de Port-Cartier. «Dans nos communications [avec le gouvernement], on évoque l'urgence de la situation, il nous revient avec des réunions techniques», a indiqué le porte-parole en évoquant la réunion technique de la semaine dernière, qui n'a pas fait évoluer le dossier, selon lui. Aucune autre rencontre ne serait prévue pour l'instant.

Rappelons que l'industrie forestière de la Côte-Nord, qui comprend Rémabec, Produits forestiers Résolu et Boisaco, exige des mesures concrètes pour réduire le prix du bois dans la région. En raison notamment des fortes pentes, de l'éloignement des peuplements et de la faible dimension des arbres, l'industrie estime payer jusqu'à 10 $ le mètre cube trop cher par rapport aux autres régions forestières du Québec. À ce sombre tableau, il faut rajouter l'épidémie de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, qui fait des ravages dans la forêt nord-côtière.

Rémabec et Résolu ont mis fin à leurs opérations en forêt en juin dernier. La scierie Arbec coupe actuellement le bois en stock. Elle n'en aura plus au début octobre. Quant à Résolu, sa scierie de Pointe-aux-Outardes a de quoi opérer jusqu'à la mi-septembre avant la fermeture. Quelques semaines plus tard, ce sera au tour de la papeterie de Baie-Comeau d'interrompre ses opérations, faute de copeaux.

Sur la Côte-Nord, l'industrie forestière procure 1700 emplois directs et 2700 emplois indirects, quand elle fonctionne à plein régime. Déjà plusieurs centaines de personnes ont dû se résoudre à se trouver un nouvel emploi ou à se retrouver au chômage depuis le début de cette crise. «Si le gouvernement a l'intention de régler ce dossier, pourquoi attend-il si longtemps pour le faire?» s'interroge Pierre-Olivier Lussier.

Outre les emplois existants, le porte-parole a signalé que Rémabec avait d'ambitieux projets pour ses installations de Port-Cartier. La production de granules de bois, de biocarburant et de résidus forestiers pour l'usine de silicium métal de FerroQuébec, qui fera chauffer ses fours avec ces résidus, figurait parmi les projets d'expansion de l'entreprise.

«Ce n'est pas seulement la fermeture de nos installations qui noue guette, c'est aussi la non-réalisation de nos autres projets», a-t-il lancé en conclusion, évoquant des investissements de dizaines de millions de dollars qui pourraient s'envoler en fumée.

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