Marché des agrégats de granite: les anciens producteurs d'amiante s'affrontent

La société Granilake embauche une vingtaine de personnes... (Photothèque Le Soleil, Ian Bussières)

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La société Granilake embauche une vingtaine de personnes et devrait produire un million de tonnes de granite cette année dans la carrière située sur le site de l'ancienne mine Lac d'amiante.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Près de quatre ans après la fin de l'exploitation de l'amiante à Thetford Mines, deux anciens producteurs, la Société Asbestos limitée et Granilake, dont les propriétaires possédaient autrefois la mine Lac d'amiante du Canada, se font maintenant la guerre sur le marché des agrégats de granite.

Les deux sociétés exploitent dorénavant des carrières de granite sur les terrains d'anciennes mines d'amiante. Granilake embauche une vingtaine de personnes et devrait produire un million de tonnes de granite cette année dans la carrière située sur le site de l'ancienne mine Lac d'amiante alors que Société Asbestos, en partenariat avec Couillard Construction, produit quelques centaines de milliers de tonnes dans une carrière située sur le site de l'ancienne mine British Canadian.

La compétition féroce entre les deux entreprises les a amenées devant la Cour supérieure cet été. Granilake, propriété de Catsima - l'un des anciens actionnaires de Lac d'amiante - et gérée par son ancien président Simon Dupéré, avait déposé une demande d'injonction interlocutoire pour que Société Asbestos cesse d'exploiter sa carrière parce qu'elle n'avait pas obtenu de certificat d'autorisation du ministère de l'Environnement.

Société Asbestos avait obtenu du ministère des Transports du Québec des commandes pour 80 000 tonnes d'agrégats de granite pour la relocalisation de la route 112. Après avoir réalisé qu'aucun certificat d'autorisation n'avait été émis pour l'exploitation de la carrière par son compétiteur, Granilake avait porté plainte au ministère, puis déposé la demande d'injonction.

Droits acquis

Depuis, comme l'indique Me Richard Dufour, l'avocat de la Société Asbestos, l'entreprise a obtenu son certificat d'autorisation et complété son contrat avec le ministère des Transports, à la fin du mois de juillet. «Cette partie est réglée, mais il reste à régler la question des droits acquis», a-t-il indiqué.

C'est que Société Asbestos a également reçu du ministère de l'Environnement un avis d'infraction assorti d'une amende de 5000 $ pour avoir exploité une carrière sans certificat d'autorisation, une décision qu'elle conteste puisqu'elle estime détenir des droits acquis.

La Cour supérieure devra donc trancher à savoir si Société Asbestos, dont la dernière mine d'amiante a fermé ses portes en 1997, dispose bel et bien d'un droit acquis pour exploiter des carrières sur les nombreux terrains miniers qu'elle possède toujours dans la région de Thetford Mines.

Se basant sur le fait que des mines ont été exploitées sur ses terrains pendant près de 100 ans, Société Asbestos estime détenir ces droits acquis, alors que son compétiteur n'est pas d'accord.

Ce serait la période de plus de 20 ans écoulée depuis la fermeture de la dernière mine exploitée sur les terrains de la Société Asbestos qui ferait tiquer Granilake, qui prétend qu'elle subirait un préjudice économique irréparable en raison de la concurrence déloyale que lui livrerait son compétiteur.

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