Mine Raglan prévoit cinq nouvelles mines de nickel d'ici 2024

Situées à 60 km à l'ouest de Kangiqsujuaq... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Situées à 60 km à l'ouest de Kangiqsujuaq et à 120 km au sud-ouest de Salluit, les mines Kikialik, Mine 2, Katinniq et Qakimajurq de Mine Raglan ont été lancées en 1997 et devraient graduellement diminuer leurs opérations à partir de 2020.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le plus important producteur de nickel au Québec, Mine Raglan, prévoit construire cinq nouvelles mines souterraines d'ici 2024 afin de prolonger de 21 ans la vie de son complexe minier de Kattiniq, au Nunavik, dont les opérations devaient commencer à diminuer à partir de 2020.

Le projet Sivumut (signifiant en avant en inuktitut) vient d'être soumis par la multinationale anglosuisse Glencore, propriétaire de Mine Raglan, à la Commission de la qualité de l'environnement Kativik, l'organisme responsable de l'application de la procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement et le milieu social pour les projets de développement de compétence provinciale au Nunavik. 

Pour Guillaume Julien, porte-parole de Mine Raglan, il s'agit d'une première étape vers un processus qui pourrait mener à un début des travaux d'expansion aussi tôt qu'en juin 2017. «Le projet est en train d'être bâti par nos ingénieurs. Nous sommes en phase préliminaire et les demandes de certificats d'autorisation ne sont pas encore faites. Une étude d'impact social et environnemental sera présentée en novembre», a-t-il expliqué au Soleil.

Le montant de l'investissement nécessaire à la réalisation du projet n'a pas encore été déterminé, mais Mine Raglan souhaite poursuivre sa collaboration étroite avec les communautés inuites du Nunavik.

Entente Raglan

«Nous souhaitons que le développement se fasse selon les principes de l'Entente Raglan ratifiée en 1995 avec les communautés inuites. D'ailleurs, nous avons déjà eu cinq rendez-vous avec ces communautés pour qu'elles soient partie prenante dans nos projets», enchaîne M. Julien.

À ce sujet, le porte-parole de Mine Raglan ajoute que la société minière n'est pas peu fière d'avoir réussi à atteindre cet été un objectif qu'elle s'était fixée au démarrage des opérations du complexe minier, soit le cap de 20 % de travailleurs inuits dans ses opérations.  

«Nous en sommes présentement à 20,16 % en incluant les employés de nos sous-traitants. Le chiffre de 20 % était un objectif depuis que la mine a été lancée», explique M. Julien. Mine Raglan embauche entre 600 et 1000 travailleurs et a mis en place un programme de formation, le programme Tamatumani, pour que la main-d'oeuvre locale du Nunavik puisse travailler dans ses mines. 

Cinq nouvelles mines

Situées à 60 km à l'ouest de Kangiqsujuaq et à 120 km au sud-ouest de Salluit, les mines Kikialik, Mine 2, Katinniq et Qakimajurq ont été lancées en 1997 et devraient graduellement diminuer leurs opérations à partir de 2020. 

L'exploitation de la Mine 14 et de la Mine Donaldson se ferait sur la période de 2019 à 2032 et celle de la Mine 8 et des mines Boundary et West Boundary, de 2024 à 2041. La production annuelle du complexe demeurerait cependant la même que présentement, soit 1 320 000 tonnes métriques. Les nouveaux sites miniers occuperont une superficie de 70 hectares. 

Les installations servant aux activités minières actuelles, notamment le concentrateur, le complexe d'hébergement et le système de traitement des eaux usées du complexe Katinniq, les infrastructures portuaires de Baie-Déception, l'aéroport Donaldson et le réseau routier seraient utilisés pour les nouvelles phases de développement. Il faudrait également ajouter au moins sept kilomètres de routes au réseau routier actuel du secteur.

Le minerai produit par Mine Raglan continuera d'être expédié par camion vers le port de Baie Déception par une route de gravier de 100 km pour être ensuite transporté à Québec par cargo, puis par train vers les fonderies de Glencore en Ontario. Par la suite, le concentré est retourné à Québec par train et expédié en Norvège par bateau pour y être raffiné.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer