Îles de la Madeleine: Hydro-Québec lorgne l'énergie éolienne

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Hydro n'a dévoilé aucun chiffre sur l'investissement approximatif qu'il faudra consentir à la centrale madelinienne pour qu'elle produise six mégawatts.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) Hydro-Québec lance des appels d'offres pour que sa centrale des îles de la Madeleine produise de l'électricité en brûlant du diésel, mais en mettant aussi à profit l'énergie du vent, l'énergie éolienne.

La société d'État a fait paraître une publicité à ce sujet dans les médias, samedi. Elle invite «toutes les entreprises dans le secteur de la production d'énergie éolienne et toute autre personne intéressée à une séance d'information», mardi le 14 juillet, à Montréal.

Pour l'instant, Hydro ne dévoile aucun chiffre sur l'investissement approximatif qu'il faudra consentir à la centrale madelinienne pour qu'elle produise six mégawatts. Si elle entend limiter le recours au pétrole pour produire l'électricité de l'archipel des îles, la société d'État ne semble pas envisager de remplacer cet hydrocarbure par du gaz naturel liquéfié (GNL), un carburant beaucoup plus propre que le diésel.

Récemment, le ministre responsable de la Stratégie maritime, Jean D'Amour, a indiqué au Soleil que l'utilisation du GNL faisait «partie des choses que nous étudions sérieusement» pour les installations desservant les Madelinots.

Prudemment, un porte-parole a fait savoir : «nous nous concentrons sur le projet de couplage éolien/diésel et nous ne commenterons pas l'hypothèse d'une conversion au gaz naturel. Toutefois, Hydro-Québec est toujours prête à évaluer les projets qui lui permettraient de diminuer le coût global de la production d'un kilowattheure aux îles de la Madeleine.»

Débuts officiels d'Éric Martel

Par ailleurs, la journée de lundi a marqué les débuts officiels d'Éric Martel à titre de pdg d'Hydro. Recruté chez Bombardier, le successeur de Thierry Vandal a symboliquement entamé cette entrée en fonction par une rencontre informelle avec des employés à... la cafétéria du siège social, à Montréal.

Thierry Vandal a occupé le fauteuil de président et directeur général de l'entreprise d'État pendant 10 ans. Ses conditions de départ ont créé la controverse : son indemnité de départ est d'un peu plus d'un demi-million de dollars. S'y ajoutera bientôt une rente annuelle, à indexer, de 452 000 $. Les médias ont révélé récemment que M. Vandal s'établira à New York pour gérer une division de Fiera Capital, une firme d'investissement.

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