Crise forestière: la Côte-Nord interpelle Couillard

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Micheline Anctil, mairesse de Forestville

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Pour la deuxième fois dans ce dossier, les élus de la Côte-Nord lancent un cri du coeur au premier ministre du Québec, Philippe Couillard, afin qu'il intervienne personnellement pour mettre fin à la crise forestière qui fait rage dans la région.

«Devant cette triste réalité, et devant cette situation qui devient intenable pour les familles de la Côte-Nord, nous réitérons notre demande d'intervention rapide au premier ministre Couillard», a clamé Micheline Anctil, mairesse de Forestville et porte-parole régionale dans ce dossier, qui parle «d'incompréhension» entre les demandes des industriels forestiers et les propositions de Québec.

«Personne ne semble parler le même langage et cette prise en otage des travailleurs doit cesser. La scierie Bersaco a fermé ses portes la semaine dernière. À qui le tour cette semaine?», a-t-elle ajouté.

Mme Anctil a confié qu'elle avait fait «acte de foi» en assistant à une rencontre mardi dernier avec les ministres Laurent Lessard (Forêts, Faune et Parcs), Carlos Leitão (Finances) et Jacques Daoust (Économie, Innovation et Exportations), «mais force est de constater que la volonté n'avait pas l'air au rendez-vous», a-t-elle enchaîné.

Comme d'autres intervenants, Micheline Anctil n'a pas apprécié non plus le communiqué émanant du gouvernement à propos de cette rencontre, communiqué émis à 16h15 mardi, alors que la réunion n'était même pas terminée.

«La manière dont ça s'est passé, ce communiqué, ça envoie un mauvais signal», a ajouté le président de Boisaco, Steeve St-Gelais. «Est-ce que ça veut dire qu'on ne reconnaît pas l'état d'urgence? Et aussi, quelle est la vision du gouvernement en ce qui a trait à l'ensemble de la filière forestière?»

Rappelons que, selon le gouvernement, les offres aux industriels forestiers de la Côte-Nord pour l'année 2015-2016 sont de 13 millions $. L'industrie chiffre plutôt ces offres à 2,5 M$. «Avec ces chiffres, on est évidemment à des années-lumière d'une entente», a soumis le député de René-Lévesque, Marjolain Dufour. «Il y a quelqu'un à quelque part qui ne dit pas la vérité.»

Avec une émotion palpable, le représentant des travailleurs de l'usine de papier de Résolu de Baie-Comeau a souligné que les employés avaient tous reçu leur avis de congédiement, en vigueur à compter du 18 septembre. «Il y a présentement 280 familles dans l'inquiétude», de signaler Pierre Richard.

Rappelons que depuis le 19 juin, date à laquelle Produits forestiers Résolu et Rémabec ont cessé leurs opérations forestières sur la Côte-Nord, environ 550 personnes sont au chômage. Ces industriels, accompagnés de Boisaco, soutiennent que le prix du bois est nettement trop élevé sur la Côte-Nord.

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