Cliffs Natural Resources: la caisse des retraités se vide

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Quelque 200 retraités de Cliffs Natural Resources se sont réunis pour une rencontre d'information ces jours derniers à Sept-Îles.

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Près d'un millier de retraités de Cliffs Natural Resources se retrouvent plongés dans l'incertitude la plus totale depuis que la minière, sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers, a suspendu ses paiements à la caisse de retraite de sa division Mines Wabush.

Le géant américain a cessé le 1er juin de contribuer au bas de laine des travailleurs retraités de la mine Scully au Labrador et de ceux des installations de Pointe-Noire à Sept-Îles, en plus d'interrompre la protection d'assurance collective, le temps que durera le processus légal de restructuration de la société. 

D'ici là, les retraités n'ont aucune idée s'ils verront leur régime amputé et, surtout, de combien il pourrait l'être. Le syndicat des Métallos cherche de son côté à connaître l'ampleur du déficit de la caisse de retraite pour essayer de «sauver les meubles». Au 1er janvier 2015, la dette s'élevait à 23,3 millions $. 

«Pour l'instant, les retraités reçoivent 100 % de leur prestation, ce qui a pour effet de vider la caisse», a expliqué le représentant syndical, Gilles Ayotte. «Il faut savoir l'état de la caisse et commencer à amputer les prestations pour assurer la pérennité du régime», a-t-il poursuivi. Les Métallos songent d'ailleurs à prendre des recours légaux pour obtenir à tout le moins «ces informations pertinentes». 

«Histoires cauchemardesques»

À Sept-Îles, la nouvelle touche 300 retraités. «C'est des voleurs», a scandé au Soleil un ex-ouvrier, en marge d'une rencontre d'information organisée ces jours derniers par le syndicat pour rassurer ses membres. «Tu bâtis ta vie en fonction d'une base, puis pow! Du jour au lendemain, ils te coupent les jambes», a renchéri un autre. 

«Ils se sentent frustrés, démunis, ils trouvent ça injuste», avance M. Ayotte, qui dit entendre des «histoires cauchemardesques» depuis l'annonce de la minière. «Il y a un retraité, par exemple, qui est en résidence et qui souffre d'alzheimer. C'est son fils qui s'en occupe. Il compte sur la retraite de son père pour lui payer un logement adéquat. Il fait quoi avec ça?» interroge-t-il. 

Les Métallos entendent engager une ressource pour accompagner les retraités et les informer des développements. «Plus on prend de l'âge, plus on devient anxieux. Quand t'es rendu à 75, 80 ans, il n'est pas question de retourner sur le marché du travail, alors le problème devient plus gros», illustre M. Ayotte. «On ne les laissera pas tomber.»

La Cour supérieure du Québec a débouté, le 22 juin, les syndicats des retraités de Mines Wabush qui contestaient la requête de Cliffs Natural Resources visant notamment à suspendre ses cotisations à la caisse de retraite. Selon les Métallos, les employés-cadres à la retraite disposent d'un autre régime, mais seraient dans la même situation que les retraités syndiqués.

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