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«Rambo» Gauthier ne croit pas à la table de travail sur la main-d'oeuvre

«Rambo» Gauthier n'en démord pas, il faut forcer... (Photo Fanny Lévesque)

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«Rambo» Gauthier n'en démord pas, il faut forcer les entreprises à respecter le Règlement sur la mobilité de la main-d'oeuvre en légiférant.

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Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) «C'est encore de la poudre aux yeux, une table de travail... une table de travail pour arriver à quoi?» s'interroge au bout du fil Bernard «Rambo» Gauthier, visiblement déçu de l'issue de la rencontre d'urgence entre les élus régionaux, les leaders syndicaux et les ministres Pierre Arcand et Sam Hamad.

«Je ne lâcherai pas, je pense aux pères et mères de famille à qui je vais annoncer ça», a-t-il poursuivi. «[On va leur dire] eille, on a changé de table! Une table de concertation, une table de travail... Il va y avoir la table du chômage tantôt et la table du bien-être pourquoi pas», ironise le représentant de la FTQ-Constructionsur la Côte-Nord.

«Rambo» Gauthier n'en démord pas, il faut forcer les entreprises à respecter le Règlement sur la mobilité de la main-d'oeuvre en légiférant. Selon lui, des entrepreneurs contournent les règles et usent de stratagèmes «qui ne laissent pas de traces» au détriment des travailleurs régionaux.

«On va demander à nos entrepreneurs de déchirer des pages de convention, on va les avoir, les contrats. Tant qu'à tout perdre nous autres aussi on va plier l'échine et mettre un genou à terre», a-t-il martelé. «Le problème est connu, la R-20 [Loi qui encadre la gestion de la main-d'oeuvre dans l'industrie] est claire, mais la logique n'est pas respectée.»

La venue d'employeurs et de représentants d'Hydro-Québec au sein du groupe de travail ne le rassure d'ailleurs en rien. «Ça va changer quoi, ils représentent du monde et ce monde-là ne veut rien savoir», lance-t-il.

Par ailleurs, la députée péquiste de Duplessis, Lorraine Richard, est sortie satisfaite de cette rencontre qu'elle et son collègue de René-Lévesque ont sollicitée dans la foulée des barrages routiers. «Ils [les ministres Arcand et Hamad] ont bien compris qu'on ne pouvait pas continuer ainsi», a-t-elle dit. «On ne peut pas se permettre d'attendre [...] Il y a obligation de résultat.»

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