Ciment McInnis: les travailleurs locaux s'impatientent

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Le projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons

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Gilles Gagné

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(Port-Daniel) Une trentaine de travailleurs de la construction de Port-Daniel-Gascons s'engagent à bloquer d'ici quelques jours le chantier de Ciment McInnis s'ils n'obtiennent pas une chance d'y être embauchés.

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Ces travailleurs, des manoeuvres dans plusieurs cas, en ont assez de faire le pied de grue tous les matins depuis des semaines dans l'espoir d'être retenus par l'un des sous-traitants chargés d'ériger la cimenterie de 1,055 milliard $.

Collaboration spéciale, Gilles Gagné

Ces travailleurs, des manoeuvres dans plusieurs cas, en ont assez de faire le pied de grue tous les matins depuis des semaines dans l'espoir d'être retenus par l'un des sous-traitants chargés d'ériger la cimenterie de 1,055 milliard $.

Jeudi matin, ils ont rencontré des représentants de Ciment McInnis pour tenter de savoir pourquoi ils n'avaient pas encore la chance de travailler sur un chantier dans leur patelin, où 375 travailleurs convergent chaque jour. 

«Les gens d'ici ont accepté Ciment McInnis. S'il faut que la population vire de bord, on va le faire. On va barrer le chantier. Ce n'est pas la police qui va nous enlever de là (...). Qu'ils nous essaient et si on ne fait pas l'affaire, qu'ils nous "clairent". On est rendus au point où on va faire brasser les affaires. On est en train de perdre nos jobs à Montréal parce qu'on pensait pouvoir se placer ici», a lancé Tony Cyr, aux gens de Ciment McInnis.

La plupart des 30 travailleurs mécontents étaient embauchés à Montréal en 2014. Ils voyaient avec la cimenterie une rare occasion de travailler chez eux mais l'élasticité des règles d'embauche les déjoue.

«Je connais presque tous les gars ici. Ils sont compétents. Les entrepreneurs se battent en ville pour les avoir. (...) Mais la loi autorise les entrepreneurs à arriver avec un certain nombre de leurs travailleurs et à embaucher "à la porte" [du chantier]. Mais embaucher à la porte, ça peut vouloir dire qu'un surintendant, et les bons surintendants sont durs à trouver, arrive avec ses 15 gars», note Jean-Yves Cauvier, coordonnateur local de la FTQ Construction.

Les entrepreneurs devraient demander des travailleurs auprès de la plate-forme de placement de la Commission de la construction du Québec, «mais je n'ai pas de demandes», dit M. Cauvier.

«Il y a moyen d'être influent sans être illégal, pour un entrepreneur. C'est du copinage légal», déplore Hugo Bourget, un jeune père de deux enfants. «Je suis à 2,5 kilomètres du chantier. Je pourrais y aller à vélo».

Maryse Tremblay, porte-parole de Ciment McInnis, précise que sa société a toujours été sensible à l'embauche des gens de Port-Daniel-Gascons. «Vous savez que Ciment McInnis n'embauche pas directement les travailleurs. On ne peut le faire légalement». Elle indique toutefois que «les entrepreneurs seront de nouveau sensibilisés à l'embauche locale».

Des 375 travailleurs sur le chantier, 285 viennent de la Gaspésie, et 42 de Port-Daniel-Gascons. Plusieurs de travailleurs mécontents arrivent à la fin de leurs prestations d'assurance-emploi.

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