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Abolition du Programme de création d'emplois en forêt: «attaque frontale contre les régions»

Les manifestants se sont rassemblés à New Richmond... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Les manifestants se sont rassemblés à New Richmond parce que le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, s'y trouvait.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

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Gilles Gagné

Collaboration spéciale

Le Soleil

(New Richmond) Près de 500 travailleurs forestiers, camionneurs et représentants des sociétés de sylviculture ont manifesté samedi à New Richmond, pour s'opposer à l'abolition par le gouvernement du Québec du Programme de création d'emplois en forêt, une somme de 6 millions $ dont la suppression menace 250 emplois au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

Les manifestants venaient de La Pocatière à Gaspé, un territoire de 700 kilomètres dans lequel le Programme de création d'emplois en forêt, le PCEF, joue, disent-ils, un rôle primordial en aménagement de forêt privée.

Berthold Gagné, président du Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie, précise que les 1 540 000 $ venant du PCEF dans sa région génèrent l'équivalent de 60 emplois à temps complet, mais qu'ils touchent en réalité 160 personnes effectuant plusieurs types de tâches.

«Nous aurons de l'argent, à travers le "programme régulier", pour faire les [travaux de] plantation et les suivis de plantation. Mais nous n'aurons plus d'argent pour le débroussaillage et l'éclaircie commerciale», note M. Gagné.

Au Bas-Saint-Laurent, c'est 4,5 millions $ qui sont menacés, et près de 200 emplois. Florent Morin, vice-président du Syndicat des producteurs de bois de cette région, évalue que la suppression de la somme menace l'équilibre de l'exploitation de la forêt privée.

«C'est une attaque frontale contre les régions [...] la pire attaque que j'ai vue depuis 35 ans contre la forêt privée, centrale dans nos régions», dit-il.

Les Syndicats de producteurs du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie ont vendu respectivement pour 40 millions $ et 11 millions $ de bois en 2014. Leurs dirigeants opinent que chaque dollar investi par l'État lui rapporte encore plus en taxes. «Le gouvernement doit comprendre que pour générer de l'économie, il faut investir», signale Charles-Edmond Landry, directeur du Syndicat des producteurs de bois du Bas-Saint-Laurent.

La manifestation a eu lieu à New Richmond parce que le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, s'y trouvait. Avant d'entrer dans une salle pour rencontrer des groupes d'exploitants de ressources, il a indiqué à la presse qu'il travaille «sur des accommodements». Il ne s'est pas adressé aux travailleurs qui le chahutaient.

Récemment, il a affirmé que les producteurs de bois privés pouvaient compenser l'abolition du PCEF en coupant davantage de bois. Cette option est rejetée par les groupements forestiers.

«Notre forêt aménagée a 35 ans, mais elle prend 60 ans à pousser. On va couper du bois pas mature? On va faire L'erreur boréale 2?» ont réagi des dirigeants de sociétés d'aménagement.

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