Profits et revenus à la hausse pour Manac

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Le président et chef de la direction de Manac Charles Dutil

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Au premier trimestre de son exercice financier 2015, Manac, le fabricant de semi-remorques de Saint-Georges, a enregistré une hausse de ses profits et de ses revenus.

La compagnie a annoncé, lundi, un résultat net de 4,3 millions $ (25 ¢ par action). Pour la même période, l'an dernier, Manac avait affiché un résultat net de 1,6 million $ (10 ¢ par action).

Quant aux revenus, ils ont réalisé un bond de 45 %, passant de 66,2 millions $ au premier trimestre de 2014 à 95,9 millions $ au 28 mars 2015.

Évidemment, l'acquisition, en juin 2014, du fabricant de semi-remorques et de châssis Peerless de la Colombie-Britannique a contribué à l'augmentation des revenus de Manac. Toutefois, selon la compagnie, l'accroissement des ventes est surtout attribuable à la croissance du niveau de production des trois autres usines de Manac, celles de Saint-Georges, et d'Oran et de Kennett, au Missouri.

Quant au carnet de commandes de Manac, il est en bonne santé. Il affiche 165,3 millions $ comparativement à 98,4 millions $ au 29 mars 2014 et à 173,5 millions $ au 31 décembre dernier.

«Soutenue par le haut niveau de carnet de commandes au début du trimestre, la hausse de production dans nos usines et la forte dynamique dans l'industrie du transport, l'année 2015 débute bien pour Manac», a indiqué, lundi, Charles Dutil, le président et chef de la direction de l'entreprise qui fait travailler pas moins de 1287 personnes au Canada et aux États-Unis. «La baisse continue du dollar canadien a eu un impact négatif sur nos coûts de matériel, même si notre stratégie de couverture nous a permis de réduire l'impact sur nos résultats.»

À l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires qui se tenait lundi à Saint-Georges, Charles Dutil a rappelé que le huard était passé de 98 ¢ à 79 ¢ entre mars 2013 et mars 2014 par rapport à la devise américaine.

Il a souligné que le niveau d'activité dans l'industrie connaissait des sommets depuis les derniers mois de 2014, un signe évident de la reprise aux États-Unis. Par contre, l'économie demeure «fragile» au Canada en raison de la hausse du prix du pétrole qui provoque un ralentissement dans le secteur de l'énergie. Par contre, le secteur forestier se porte bien dans l'ouest du pays.

Motus et bouche cousue

Par ailleurs, lors de son entretien avec les analystes financiers, M. Dutil n'a pas voulu donner de signaux sur l'état d'avancement de l'opération menée depuis la fin du mois de mars visant à accroître la valeur de la compagnie pour les actionnaires. La direction de l'entreprise évalue diverses solutions stratégiques qui vont de la vente de Manac à la fusion avec une autre société ou à un regroupement d'entreprises.

Rappelons que le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust, a demandé à Investissement Québec d'aider Manac afin que l'entreprise beauceronne demeure sous contrôle québécois. Marcel Dutil et le fonds new-yorkais American Industrial Partners sont les principaux actionnaires de Manac. Le Fonds de solidarité FTQ (18,8 %) et la Caisse de dépôt et placement du Québec (12 %) sont aussi dans le décor. 

À la Bourse de Toronto, le titre de Manac (TSX : MA) a clôturé lundi 9,80 $ en hausse de 5 ¢.

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