Plan Nord: «C'est mieux monté que la dernière fois»

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Si les Nord-Côtiers ont encore en mémoire le lancement, encore là en grande pompe, du Plan Nord sous le règne de Jean Charest, ils n'ont pas non plus oublié la chute libre du marché des ressources naturelles, qui s'est amorcée l'année suivante et qui continue de sévir sur partout dans la région.

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) La nouvelle mouture du Plan Nord contient tous les ingrédients d'une recette mieux préparée qu'en 2011 selon les acteurs de la Côte-Nord.

Si les Nord-Côtiers ont encore en mémoire le lancement, encore là en grande pompe, du Plan Nord sous le règne de Jean Charest, ils n'ont pas non plus oublié la chute libre du marché des ressources naturelles, qui s'est amorcée l'année suivante et qui continue de sévir sur partout dans la région.  

Qu'à cela ne tienne, le milieu est unanime : la version Couillard, qui leur a été présentée mercredi et jeudi, est plus adaptée à leurs réalités et à celles du marché. Le gouvernement laisserait aussi moins place à l'improvisation cette fois, selon eux.  

«L'avantage, c'est qu'on a tiré des leçons de 2011 avec la surchauffe du nord du Québec. Ça permet dans l'actuelle mouture d'en tenir compte, ce qu'on n'avait pas avant», explique le président de Développement économique Sept-Îles, Luc Dion. «Le concept est mieux défini [...] La grande différence, c'est qu'avant, on traitait plus à la pièce.» 

Le maire de Sept-Îles abonde dans la même direction. «Ça tirait dans tous les sens, il y avait une prédominance économique, et on s'arrangeait avec le reste», souligne Réjean Porlier. «On semble dire qu'on a appris de nos erreurs, qu'on ne peut pas faire le Plan Nord sans les communautés, ni les Autochtones.» 

À l'époque de la frénésie du Plan Nord, des localités comme Fermont et Sept-Îles avaient vu exploser le prix des logements, et bon nombre de services avaient été engorgés avec l'arrivée rapide de centaines de travailleurs. En ce sens, les Nord-Côtiers saluent l'implantation de la Société du Plan Nord.  

«Il y a [dans ce plan] des éléments très intéressants que l'on va pouvoir travailler avec la Société [...] On n'a plus, par exemple, à les convaincre des effets du fly-in fly-out», mentionne Luc Dion. «On est la seule région qui bénéficie d'une société d'État pour son développement, il ne faudrait quand même pas perdre ça de vue.» 

Le syndicat des Métallos constate lui aussi qu'il s'agit d'un plan «plus réaliste, mieux adapté à l'humeur économique», mais déplore l'absence de la voix des travailleurs aux tables de travail. «Qu'on parle de logement ou de fly-in fly-out, il me semble qu'on aurait notre mot à dire», exprime le coordonnateur régional, Dominic Lemieux. 

Le déploiement de vastes chantiers, qui prévoit des investissements de 50 milliards $ et la création de 10 000 emplois, sera néanmoins surveillé de près par les Nord-Côtiers, qui attendent toujours le Klondike promis en 2011. «Je laisse la chance au coureur, je suis convaincu que c'est mieux monté que la dernière fois. Maintenant, il faudra voir si l'on va passer de la parole aux actes», a lancé le maire Porlier.

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