Les Canots Esquif sont en faillite

Le fabricant Canots Esquif, de Frampton, était reconnu...

Agrandir

Le fabricant Canots Esquif, de Frampton, était reconnu à l'international.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Québec) Le fabricant Canots Esquif, de Frampton, en Beauce, fait faillite.

Joint par Le Soleil jeudi, le propriétaire de l'entreprise, Jacques Chassé, était très déçu de la situation. «Nous étions reconnus à l'international», affirme d'entrée jeu l'homme d'affaires. «Mais tu ne peux pas fonctionner sans avoir de ressources.»

Rappelons qu'en 2013, Canots Esquif s'était lancé dans une nouvelle aventure avec comme mission de produire et de livrer un nouveau matériel composite, le T-Formex, pour remplacer le défunt Royalex, qui était fabriqué par l'entreprise américaine PolyOne.

«Il y a un an et demi, nous avons appris que le manufacturier qui produisait la matière première [pour nos canots] allait fermer ses portes. C'était 80 % de notre production qui était fabriquée de Royalex», explique M. Chassé. «On a alors entrepris un plan de développement accéléré pour produire un nouveau matériel, le T-Formex, et nous n'avons pas réussi à terminer nos travaux à temps pour la saison 2015. Comme l'entreprise n'était pas dans une santé financière extraordinaire, ça devenait difficile pour nous de faire le pont jusqu'au moment qu'on termine nos travaux à la fin de l'été. Nous étions incapables de sauter une saison de fabrication.»

Pour survivre, le propriétaire avance qu'il aurait eu besoin d'environ 500 000 $ de plus. Quant au volume de production du T-Formex à l'échelle commerciale, M. Chassé assure qu'il aurait pu répondre à la demande. «L'ensemble des autres manufacturiers de canots était très intéressé à s'approvisionner chez nous.»

Pour l'heure, le propriétaire écarte la possibilité de vendre la recette pour le T-Formex. Il espère un jour pouvoir relancer ses opérations. «Ce n'est pas impossible, nous avons déjà vu des entreprises être en mesure de remonter la pente. Maintenant, l'impact de sauter une saison et redémarrer une entreprise, ça implique aussi d'aller chercher des ressources financières...»

L'entreprise fondée en 1997 était reconnue mondialement. Elle vendait ses produits notamment au Canada, aux États-Unis, en Europe et au Japon. Dans ses belles années, Canots Esquif vendait «en moyenne 1500 canots», soutient M. Chassé. La compagnie comptait 12 employés.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer