Feu vert à Mine Arnaud

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Des citoyens ont organisé des marches, comme celle-ci en septembre 2013, et signé des pétitions pour bloquer le projet controversé.

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<p>Michel Corbeil</p>

(Québec) En dépit de la controverse qui a déchiré la population de Sept-Îles, Québec a signé le décret qui donne le feu vert à la réalisation de la mine Arnaud. L'annonce pour le projet de plus de 800 millions $ sera effectuée, lundi, sur la Côte-Nord.

Selon nos informations, un soin particulier sera apporté pour mettre en évidence les conditions portant sur l'acceptabilité par les citoyens et la protection de l'environnement, conditions posées par Québec aux promoteurs.

Le projet a fait les manchettes. Des citoyens ont organisé des marches et signé des pétitions pour le bloquer. La contestation a eu des échos sur la scène nationale et mobilisé nombre de militants.

Par contre, des appuis se sont aussi manifestés en faveur des installations minières - et des emplois espérés. Un sondage, commandité par un des partenaires, Investissement Québec, a avancé que 65 % des citoyens endossaient l'idée.

Le Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) s'est penché sur le dossier du gisement d'apatite, situé dans les limites de la municipalité. Fin 2013, son rapport mentionnait justement que le projet se heurtait à l'acceptabilité sociale et que l'étude des impacts environnementaux était incomplète, ajoutant que sa rentabilité apparaissait incertaine.

Exigences additionnelles

En autorisant le décollage du projet minier, Québec devrait insister sur le fait qu'il a ajouté une dizaine d'exigences à celles formulées par le BAPE. Le certificat d'autorisation qui les contient a été voté par le Conseil des ministres, il y a quelques semaines. Il porte aussi bien sur la qualité de l'air et de l'eau que sur les mesures d'urgence et les quantités de minerai à extraire quotidiennement. Les promoteurs, la société d'État Investissement Québec et la firme norvégienne Yara International ASA, devraient faire part d'une quinzaine de promesses concrètes pour réduire leur empreinte environnementale.

Les gestionnaires de la future mine devraient promettre de prendre soin de l'environnement, des animaux, des poissons, mais aussi de leurs relations avec la société nord-côtière. Une attention toute particulière devrait d'ailleurs se porter sur la consultation des autochtones innus d'Uashat mak Mani-Utenam dont le village jouxte Sept-Îles.

En toute logique, les ministres Pierre Arcand, titulaire des Ressources naturelles, et David Heurtel, détenteur du portefeuille de l'Environnement, devraient être présents. Il s'agira du premier projet d'envergure sous le gouvernement Couillard dans le cadre du Plan Nord, dont M. Arcand est responsable. M. Heurtel, lui, est signataire du décret.

Selon nos informations, la conception des installations sera complétée durant l'année. Les travaux de construction débuteront en 2016. Entre 800 et 1000 personnes seront du chantier. En exploitation à compter de 2019, Mine Arnaud engagera 300 travailleurs.

L'exploitation du gisement s'étendra sur 28 ans. Il s'agira d'une mine à ciel ouvert dont la dimension a attiré de vives critiques. La fosse minière fera 3,7 kilomètres de longueur, sur 800 mètres de largeur et 240 mètres de profondeur.

La production d'apatite sera exportée par bateau en Norvège. Yara International transformera le minerai en fertilisants agricoles.

Avec la collaboration de Fanny Lévesque

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