Mises à pied: les travailleurs de la Compagnie minière IOC manifestent

Des dizaines de travailleurs de la Compagnie minière... (Photo collaboration spéciale Fanny Lévesque)

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Des dizaines de travailleurs de la Compagnie minière IOC et leurs familles sont sortis dans la rue, mercredi en fin de journée, pour dénoncer de récentes mises à pied. 

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Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) Les travailleurs de la Compagnie minière IOC refusent que 26 des leurs soient renvoyés chez eux. Des dizaines d'entre eux, accompagnés de leur famille, sont descendus dans la rue en fin de journée, mercredi, pour dénoncer les décisions du géant, qui jongle tant bien que mal avec la débâcle du prix du fer.

Au moins 200 manifestants s'étaient donné rendez-vous après leur quart de travail pour envoyer un message clair à la compagnie, qui a récemment annoncé une vague de mises à pied temporaires. «Nous sommes 312 syndiqués et nous allons ne tenir debout, ensemble, parce qu'il n'y qu'une seule convention collective», a lancé le président de la section locale 9344, Eddy Wright. 

Selon le syndicat, affilié aux Métallos, IOC ne respecte pas le contrat de travail qui prévoit de mettre fin à l'embauche de sous-traitants avant de procéder à des licenciements au sein des syndiqués. Selon la prétention des travailleurs, des travaux sont encore actuellement exécutés en sous-traitance, alors qu'ils pourraient l'être par eux. 

Gel des salaires 

Par ailleurs, les syndiqués n'ont pas l'intention d'accepter le gel salarial proposé par la minière pour l'année 2015. Les Métallos se disent prêts à faire des concessions, mais exigent des garanties de l'employeur en retour. «On comprend que le prix du fer est bas, mais il y a moyen de négocier quelque chose pour que, quand ça va aller mieux, il va y avoir un retour aux employés», affirme M. Wright. 

«Le gel salarial, ce n'est pas une négociation, ils veulent l'imposer», a-t-il poursuivi. Les travailleurs d'IOC doivent voter sur la proposition patronale mercredi et jeudi. Leurs collègues du Labrador l'ont pour leur part rejetée dans une proportion de 91%. L'augmentation salariale prévue à la convention pour l'année en cours représente environ une hausse de 2 dollars l'heure. 

La minière s'est dite «sensible» aux préoccupations de ses employés et rappelle qu'elle  traverse une «période difficile» en raison de la volatilité des marchés et de la chute du prix du fer. L'entreprise explique néanmoins privilégier la communication à la table des négociations «pour trouver des solutions».  

Depuis les derniers mois, la minière a notamment sabré dans ses cadres et mis à pied 18 conducteurs de train.

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