Le ministère des Forêts et Produits forestiers Résolu dans un cul-de-sac

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Karl Blackburn, directeur principal, Affaires publiques et relations gouvernementales chez Produits forestiers Résolu

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Brigitte Lavoie

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Le Soleil

(Clermont) Le ministère des Forêts et l'industrielle Produits forestiers Résolu (PFR) restent sur leur position au lendemain du cri du coeur syndical sur la fermeture de l'une des machines à papier de Clermont. Le gouvernement prône la modernisation des usines alors que PFR n'entend pas investir un sou si le contexte québécois reste le même.

Lorsque le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a pris connaissance vendredi de la décision de PFR de fermer deux machines à papier au Québec dont une à Clermont, il a réitéré à la compagnie sa volonté de «l'accompagner» dans un processus de modernisation et de diversification via des programmes d'aide financière. Une rencontre entre le département de modernisation du Ministère et le plus gros producteur de papier québécois a finalement été fixée pour janvier, affirme la députée Caroline Simard.

La motivation de PFR à moderniser les installations de Clermont semble toutefois mince. «Pour faire des investissements dans n'importe quel domaine, dont le nôtre, il y a trois conditions essentielles : la certitude, la transparence et la longévité», énumère le vice-président aux affaires publiques chez PFR, Karl Blackburn. «Ça prend de la stabilité pour les 5 à 10 prochaines années. Actuellement, au Québec, ces conditions ne sont pas réunies. Québec est en mesure de modifier le régime forestier et de créer un climat favorable aux investissements. Il y a des problématiques avec le régime forestier et tant et aussi longtemps qu'il n'est pas modifié, nous ne pourrons faire des investissements.»

PFR veut de la fibre en quantité et à bon prix et réfute les allégations du Ministère selon lesquelles il laisse dormir ces jours-ci 40 000 mètres cubes de bois en forêt. L'entreprise demande notamment à Québec de laisser le 25 % des lots de bois mis aux enchères sans prix plancher, et donc au prix du marché. L'industriel demande aussi que les «utilisateurs-payeurs» assument les coûts des chemins forestiers, qui sont actuellement à la charge de l'industrie. Au ministère des Forêts, on affirme travailler sur le dossier de la fibre.

Informé du cul-de-sac dans lequel se retrouvent Québec et PFR, le Syndicat des travailleurs du papier de Clermont et son président Jérôme Tremblay souhaitent que les deux parties «mettent de l'eau dans leur vin». Cent vingts emplois sont en jeu au Québec, dont une soixantaine dans Charlevoix.

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