TransCanada: la troisième fois, la bonne?

TransCanada, Oléoduc Énergie Est s'est montrée intéressée à... (Collaboration spéciale Carl Thériault)

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TransCanada, Oléoduc Énergie Est s'est montrée intéressée à acheter le port de Gros- Cacouna.

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Carl Thériault

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Le Soleil

(Cacouna) Après les échecs du superport pour vrac solide dans les années 70, de deux projets de superméthanier en 1980 et en 1995, les astres sont-ils alignés pour que se concrétisent, en 2014, avec Oléoduc Energie Est, les ambitions internationales du port régional de mer de Gros-Cacouna? TransCanada en sera même à son troisième essai pour s'établir à ce port de mer après un premier insuccès du transport du gaz de l'île Melville de l'Arctique vers Gros-Cacouna par des superméthaniers brise-glaces et le projet de 1995 en partenariat avec Pétro-Canada qui a aussi échoué.

Les gisements du Grand Nord canadien n'ont jamais été exploités. En 1995, l'entente avec la compagnie russe Gazprom a été rompue à la suite de la chute du prix du gaz naturel et la mise en exploitation des gaz de schiste. «Aujourd'hui, le projet de TransCanada  Oléoduc Énergie Est est différent, puisqu'ils ont des contrats avec les pétrolières albertaines pour exporter vers l'Europe alors que plusieurs pays veulent s'affranchir de leur dépendance énergétique envers la Russie», analyse Bruno Gagnon, consultant dans le domaine maritime et membre de la Commission régionale du port de Gros-Cacouna. «Les ambitions internationales de Gros-Cacouna ont toujours été liées à la conjoncture des marchés mondiaux.  Pour ce qui est de l'environnement, nous sommes dans deux mondes par rapport à aujourd'hui. À cette époque, c'est la question de l'emploi qui était un enjeu majeur, car il y avait un taux de chômage dans les 15 %. On disait alors : pas de risques écologiques sans retombées économiques.»  Le taux actuel de chômage au Bas-Saint-Laurent est de 7,5 %.

Déroute du projet

Le superport qui aurait radicalement changé la face de Rivière-du-Loup aurait été le projet Havre-Champlain.

Il y a 40 ans, de 1970 à 1980, Havre-Champlain voulait construire un superport de transbordement de vrac solide (charbon, pétrole, entreposage de grains, coke et projet d'aciérie) qui prévoyait la création de 15 000 emplois directs et indirects. Rivière-du-Loup serait devenue la métropole économique de l'Est-du-Québec avec 60 000 habitants. 

Le report de la signature d'une entente douze heures avant le déclenchement surprise des élections fédérales en 1979, la juridiction sur des lots d'eau, la recherche incessante d'investisseurs et le lobby du Port de Québec relayé à Ottawa par le puissant ministre libéral Jean Marchand ont été des raisons évoquées pour expliquer la déroute de ce projet de 330 millions $, selon la recherche effectuée par Le Soleil.

Malgré tout, le 26 janvier 1980, le premier navire entrait au port régional, mais c'est le 8 juin 1981 que le port de Gros-Cacouna inaugurait ses installations à vocation régionale au coût de 21 millions $ avec un aréopage de ministres fédéraux et provinciaux. Un port de mer qui avait été le cheval de bataille, et la raison de l'entrée en politique fédérale de l'ex-maire de Rivière-du-Loup Rosaire Gendron, qui a été député fédéral libéral pendant 21 ans, de 1963 à 1984.

Les premières études au sujet d'un port de mer à Gros-Cacouna remontent même à 1956, il y a plus d'un demi-siècle...

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