De nouveaux délais pour le métro de Montréal

À moins de nouveaux contrats à court terme,... (Collaboration spéciale Carl Thériault)

Agrandir

À moins de nouveaux contrats à court terme, le carnet de commandes de l'usine de Bombardier à La Pocatière sera vide dans moins de quatre ans.

Collaboration spéciale Carl Thériault

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Carl Thériault

Collaboration spéciale

Le Soleil

(La Pocatière) Les essais du métro de Montréal seront prolongés jusqu'en 2015. Le système de contrôle automatisé et de protection du nouveau métro de Montréal, fabriqué aux États-Unis, ne sera livré qu'au deuxième trimestre de 2015.

Déjà, le projet avait un bon huit mois de retard. Un nouveau délai de quatre mois vient de s'ajouter en raison d'un logiciel qui ne serait pas encore au point.

«Vous ne pouvez pas transporter de passagers tant que vous n'avez pas votre système automatique de contrôle de train, a déclaré le porte-parole de Bombardier Transport, Marc Laforge, dans une entrevue téléphonique avec La Presse Affaires vendredi. Ce logiciel n'est toujours pas au point.»

M. Laforge a pointé du doigt le fournisseur du logiciel, Ansaldo STS, à Pittsburgh.

«Il est responsable de la livraison du logiciel, et il y a toujours des retards», a-t-il déploré.

À l'origine, les nouvelles voitures du métro de Montréal devaient entrer en service en mars 2014. Une première série de délais a forcé le consortium Bombardier-Alstom à reporter cette mise en service au premier trimestre de 2015.

En raison du nouveau retard, cette mise en service est reportée au deuxième trimestre.

La production se poursuit

«Il n'y aura aucun effet sur la production et les emplois à l'usine de La Pocatière au Bas-Saint-Laurent où est assemblé le nouveau métro montréalais, ni sur la livraison des dernières rames en septembre 2018», assure Marc-André Lefebvre, un autre porte-parole de Bombardier.

«Au moment où on se parle, la production se poursuit à La Pocatière. Il y aura des décisions éventuellement à prendre selon l'échéancier de notre fournisseur américain pour la livraison du système de contrôle automatisé et de protection qui repousse les derniers essais au deuxième trimestre de 2015. La date de livraison finale des rames pour la STM, en septembre 2018, n'est pas remise en cause. À date, il y a 32 voitures complétées et trois trains complets sont assemblés, dont un à l'essai à Montréal et un qui roule 24 heures sur 24 sur notre piste d'essai à La Pocatière.»

Compétition chinoise

Le contrat du métro de Boston, estimé à 801 millions $US, vient d'échapper à Bombardier. «Nous ne sommes pas en mesure de comprendre comment commercialement la compagnie chinoise a pu arriver à 200 millions $ plus bas que l'évaluation de marché faite par l'Autorité de transport de Boston. On aurait souhaité que Boston aille au bout du processus initial avec une dernière offre. Malheureusement, cela n'a pas été le cas», a souligné Marc-André Lefebvre.

Actuellement, 425 personnes, dont quelque 280 cols bleus, travaillent à l'usine de La Pocatière sur les 10 prototypes du métro de New York de 300 voitures assemblées à l'usine de Plattsburgh et sur des pièces principales pour le métro de Chicago et pour celui de Toronto livrées à l'usine de Bombardier à Thunder Bay.

À moins de nouveaux contrats à court terme, le carnet de commandes de l'usine de Bombardier à La Pocatière sera vide dans moins de quatre ans. Les travailleurs de l'usine craignent pour l'avenir des installations qui a été le berceau de la division ferroviaire et transport en commun de Bombardier.

«L'inquiétude est haute et le climat d'incertitude augmente. Bombardier nous parlait de l'important contrat du métro de Boston depuis un an et les Chinois l'auraient eu en coupant les prix pour s'implanter en Amérique du Nord», dit Charles Pry, président par intérim du Syndicat des employés de l'usine de Bombardier à La Pocatière.

Par ailleurs, des «discussions» ont été entreprises cet été entre l'Agence métropolitaine de transport de Montréal (AMT) et le gouvernement du Québec pour l'acquisition de 23 voitures supplémentaires.

Il n'y a pas d'option dans le contrat, négocié de gré à gré, avec le consortium Bombardier-Alstom pour la production des 468 voitures du métro de la Société de transport de Montréal. «Ces 468 voitures qui en remplacent 336 de première génération sont prévues en fonction d'un accroissement du service et éventuellement pour le prolongement du métro», a expliqué Odile Paradis, responsable des relations médias à la Société de transport de Montréal (STM).  Avec La Presse

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer