Deux usines de granules de bois au Bas-Saint-Laurent

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Carl Thériault

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Rimouski) Le promoteur européen Biopellets projette de construire au Bas-Saint-Laurent deux usines de granules de bois, un projet de 100 millions $. La matière première ne transitera toutefois pas par le port de Québec et ses nouveaux silos, mais bien par les installations de Gros-Cacouna pour atteindre les marchés européens où la demande pour les granules de bois triplera d'ici six ans.

Une centaine d'emplois directs seront créés ainsi que 300 emplois indirects.

La première usine sera normalement mise en chantier l'an prochain. Le montage financier n'est toutefois pas encore terminé, a précisé Jean-Paul Vieslet, secrétaire général de la compagnie canadienne Biopellets. «Sans aucun doute, le projet est bien sur les rails. Tout semble indiquer que les feux sont au vert mais je reste prudent. Il est probable que d'autres partenaires, peut-être institutionnels, vont embarquer. Nous avons un travail de bouclage à faire mais nous sommes très confiants.»

Les producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent veulent renouer avec le succès de Cascades (maintenant Norampac à Cabano) en devenant un important partenaire financier de ces deux usines qui seront construites à Saint-Jean-de-Dieu dans la MRC des Basques et à Causapscal dans la MRC de La Matapédia.

La Société d'investissement et de développement forestier (SIDFOR), bras financier du syndicat, lancera une campagne de financement de plusieurs millions de dollars.

Les usines produiront d'abord des granules de bois traditionnels pour ensuite adopter, graduellement, un nouveau procédé de carbonisation de bois qui n'émettra presque aucune pollution dans l'atmosphère. Chaque usine consommera 100 000 tonnes métriques anhydres provenant des forêts publiques et privées.

«On ne vient pas simplement faire quelque chose de conventionnel que d'aucuns font. Nous avons développé des technologies avec des coûts de revient réduits de façon substantielle. On va d'abord construire une installation traditionnelle et on introduira progressivement la carbonisation du bois en fabriquant un charbon. Nous sommes en phase d'aboutissement de ce procédé. Notre démarche va permettre pratiquement d'atteindre zéro pollution», a précisé Jean-Paul Vieslet.

«Le Québec est un petit producteur de granules par rapport à ses capacités forestières. Le bois-énergie au Québec n'a pas été développé et nous faisons le pari que c'est une activité qui pourrait constituer un pilier pour l'activité forestière. Les activités forestières actuelles laissent énormément de biomasse et de bois non marchand sur place, et c'est ce qui nous intéresse.» Actuellement, la capacité forestière du Bas-Saint-Laurent n'est utilisée qu'à la hauteur de 30 %.

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