Charlevoix veut une «voie rapide» pour relancer l'économie

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Depuis avril, 183 emplois ont été perdus dans la région, notamment au Casino de Charlevoix, où 15 postes-cadres ont été abolis.

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Brigitte Lavoie

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Le Soleil

(Baie-Saint-Paul) Charlevoix veut une «voie rapide» pour obtenir l'aide nécessaire à la réussite de projets entrepreneuriaux locaux et ainsi déjouer la guigne économique qui s'abat sur la région depuis six mois.

«Pour le moment, nous ne demandons pas d'argent, mais on veut une structure pour faire avancer nos projets, une voie rapide. Ce n'est pas un traitement de faveur, c'est un traitement d'urgence», résume le préfet de la MRC de Charlevoix-Est, Sylvain Tremblay. Lui et sa collègue de la MRC voisine, Claudette Simard, unissent leur voix pour tenter de redresser la mauvaise pente sur laquelle l'économie traditionnelle locale semble s'être engagée.

Depuis avril, ce sont 183 emplois qui ont été perdus dont la majorité à la suite de quatre fermetures d'entreprises. Les Industries Cover et les Serres Lacostes viennent d'annoncer qu'elles fermaient leurs portes alors que c'était Veau Charlevoix il y a trois semaines et General Cable en avril qui faisaient de même. Quinze postes-cadres ont aussi été abolis au Casino de Charlevoix.

Les deux préfets réclament donc la création d'un comité technique réunissant les organismes de développement économique de Charlevoix, soit la SADC et les deux CLD, mais aussi Emploi Québec ainsi que le Secrétariat de la Capitale-Nationale, Investissement Québec, Développement économique Canada et le ministère québécois de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, par le biais de son maillon dédié aux petites et moyennes entreprises ainsi qu'au développement économique régional.

Aider les PME 

Ce comité et sa «voie rapide» permettront de «mieux coordonner les actions économiques et aider les PME qui ont des projets», explique le préfet Tremblay. Un modèle expérimenté il y a 15 ans et qui avait porté ses fruits avant d'être abandonné, selon M. Tremblay. Ce dernier souhaite aussi que Charlevoix fasse partie de missions économiques et développe un créneau économique.

«On n'a pas le choix de foncer», disait vendredi la préfète Claudette Simard. «Tout nous rattrape : la dévitalisation économique, la démographie, on frappe le mur. On avait des préoccupations économiques pour l'est, mais c'est tout Charlevoix qui est touché par les fermetures. Ma préoccupation est maintenant d'assurer la pérennité de nos entreprises existantes, nos PME locales.» 

Lundi, les deux préfets ont rencontré la députée de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Caroline Simard. Cette dernière admet avoir peu de «nouveaux» projets créateurs d'emplois sur son bureau, mais affirme que «ce ne doit pas être la panique. C'est malheureux parce que c'est beaucoup d'emplois en peu de temps, mais nous avons aussi de beaux succès d'entreprises dans la région et des PME qui sont en embauche. Ce qu'il faut retenir, c'est que c'est une période difficile pour Charlevoix, mais aussi dans l'ensemble du Québec parce que nous n'avons pas les meilleurs résultats en matière emploi dans les derniers mois. Par contre, on a dans la région l'intérêt et la volonté pour que les choses changent. Je pense que le moment est venu de travailler ensemble», ajoute-t-elle.

Une journée de réflexion et d'échanges entre les différents intervenants locaux sera mise à l'agenda dans les prochaines semaines.

Optimiste

Au Centre local d'emploi de La Malbaie et de Baie-Saint-Paul, la directrice Céline Boily évite elle aussi d'être alarmiste devant la situation actuelle. Elle rappelle que ce n'est pas le plein emploi dans Charlevoix.

«Il y a des gens qui ont du potentiel qui viennent de perdre leur emploi et il y a des entreprises qui cherchent des travailleurs. Je demeure quand même optimiste», exprime-t-elle.

Elle cite comme exemple que la moitié des 60 travailleurs mis au chômage au printemps par General Cable ont depuis le printemps retrouvé un emploi dans la région. D'autres ont entrepris des formations. Un processus de réaffectation auquel tous les chercheurs d'emploi ont accès.

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