Le partage du travail aboli au Centre de tri de Grande-Rivière

Les employés du Centre de tri ne peuvent... (Collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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Les employés du Centre de tri ne peuvent plus alterner six mois de travail et six mois d'assurance emploi.

Collaboration spéciale Geneviève Gélinas

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Geneviève Gélinas, collaboration spéciale
Le Soleil

(Grande-Rivière) Les employés du Centre de tri de Grande-Rivière, en Gaspésie, qui alternaient jusqu'à récemment six mois de travail et six mois d'assurance emploi, doivent changer leur manière de faire après que Service Canada eut refusé leurs demandes de prestations.

Le Centre de tri, qui traite des matières récupérables, fonctionne à longueur d'année. Il avait adopté le partage du travail entre deux équipes lors de sa création il y a 13 ans. Le but : faire travailler le plus de gens possible dans une MRC en mal d'emplois.

Le changement d'équipe a eu lieu en janvier. Service Canada a alors refusé les demandes d'assurance emploi des huit employés sortants, rapporte la vice-présidente de la Régie intermunicipale de traitement des matières résiduelles de la Gaspésie (qui gère le Centre de tri), Diane Lebouthillier, aussi préfète de la MRC du Rocher-Percé.

Une «inquiétude certaine»

«On a été frappés d'aplomb, lance-t-elle. Les plus vieux ont dû venir bumper les plus jeunes.» La situation crée une «inquiétude certaine» chez les employés, rapporte la préfète, dont certains n'ont pas droit à l'aide sociale.

Mme Lebouthillier reconnaît que «le monde du travail a changé [depuis 13 ans]. Dans certains secteurs, il y a maintenant des pénuries de main-d'oeuvre.» Mais elle ne regrette pas d'avoir tardé à faire la transition. «Ça avait toujours fonctionné comme ça. C'est la réforme [de l'assurance emploi du gouvernement Harper] qui amène les problèmes.»

Pourtant, même avant la réforme, le partage du travail n'était «pas un concept reconnu» par le régime d'assurance emploi, avait réagi Ottawa aux révélations du Soleil en octobre.

Les travailleurs du Centre de tri sont victimes de «l'accentuation de l'application de la loi de l'assurance chômage», nuance Gaétan Cousineau, coordonnateur du Mouvement Action Chômage.

«Quand l'examen des demandes était fait dans le secteur, on était plus mollo à appliquer les règles. On comprenait que [les travailleurs du Centre de tri] étaient des gens de plus de 45 ans, dans un milieu où le travail est rare.» Maintenant que les décisions sont prises hors de la région, les règles sont appliquées de façon stricte, explique M. Cousineau.

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