Pétrolia à Gaspé: l'impasse perdure

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La ministre Martine Ouellet a rencontré le président de Pétrolia vendredi.

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Geneviève Gélinas
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(Gaspé) La rencontre entre Pétrolia et la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, n'a pas permis de dénouer l'impasse vendredi à Québec. Le forage d'Haldimand n° 4 demeure suspendu jusqu'à la poursuite des discussions la semaine prochaine entre Québec, la firme et la ville de Gaspé, dont le règlement sur l'eau potable empêche Pétrolia de forer.

La ministre déposera un projet de réforme de la Loi sur les mines dès le début de la prochaine session parlementaire, en février, a-t-elle précisé à la sortie de la rencontre. Elle est prête à laisser les municipalités décréter des zones où les activités minières sont interdites.

Toutefois, elle ne s'est pas engagée à étendre ce pouvoir des villes aux activités d'exploration des hydrocarbures. «La réflexion se fera quand on sera rendus à faire une loi sur le pétrole et le gaz.»

Dans le cas de Pétrolia, la ministre n'a pas l'intention de forcer la main de Gaspé, mais plutôt d'agir «en accompagnement». «On veut voir ce que Pétrolia peut faire au niveau de ses travaux, quels moyens on pourrait donner au maire [de Gaspé] pour qu'il soit plus sécurisé concernant ce forage.»

Mme Ouellet n'est pas allée aussi loin que son collègue de l'Environnement, Yves-François Blanchet, qui a reconnu la «légitimité» du règlement de Gaspé. «J'attends des avis juridiques», a-t-elle dit.

La ministre a un «préjugé favorable» pour l'exploitation du pétrole québécois, «mais il faut que ça se fasse de façon responsable».

Rencontre «constructive»

Le président de Pétrolia, André Proulx, a qualifié la rencontre avec la ministre de «constructive». Le dossier «n'est pas réglé» et «a un impact financier important sur l'entreprise», a-t-il ajouté. Cet effet s'étend «à l'ensemble du Québec et à la Gaspésie, qui mise beaucoup sur le développement pétrolier pour se sortir des problèmes économiques».

Par ailleurs, la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CREGIM) appuie le règlement de Gaspé. «La première responsabilité d'une ville, c'est de s'assurer que sa population est protégée, a déclaré le président de la CREGIM, Bertrand Berger. C'est loin d'être garanti avec un forage à 350 mètres des maisons, sans savoir quels produits seront utilisés. Si on allait faire un puits au pied du mont Tremblant ou du mont Orford, qu'est-ce que les gens diraient?», a-t-il lancé.

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