L'unique station-service de Percé fermée pour l'hiver

Margot Beaudin, une résidante de Percé, est venue... (Collaboration spéciale Geneviève Gélinas)

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Margot Beaudin, une résidante de Percé, est venue faire un dernier plein à la station-service du village avant sa fermeture.

Collaboration spéciale Geneviève Gélinas

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Geneviève Gélinas, collaboration spéciale
Le Soleil

(Percé) La station-service du village de Percé ferme ses portes aujourd'hui pour tout l'hiver. Le commerce n'est pas rentable, arguent ses propriétaires. Sa fermeture pourrait nuire au tourisme à motoneige.

Lors du passage du Soleil, Aurore Després, copropriétaire de la station-service, est en train d'épousseter les bibelots qui ornent ses vitrines. Elle ferme boutique aujourd'hui jusqu'au 1er avril.

«Quand on a ouvert en 2006, notre défi était de donner un service à l'année, rapporte

Mme Després. Les deux premiers hivers, c'était passable. Mais là, ça fait trois hivers qu'on fait un déficit. La clientèle locale baisse. Et il n'y a rien pour amener le monde à Percé. Je ne vais pas me tuer à l'ouvrage.»

«Dimanche dernier, j'ai vendu 663 $ de gaz, poursuit-elle. J'ai fait 12 $ de profit et j'ai payé 120 $ en salaire.» Pour ouvrir l'hiver, «il faudrait qu'on ait de l'aide, tout simplement».

Margot Beaudin, 89 ans, une résidante de Percé, est venue faire un dernier plein avant la fermeture. «Je viens toujours tanker ici. Ça va me manquer. Il va falloir que j'envoie mes filles tanker à Cap-d'Espoir [15 kilomètres plus loin].»

La station-service a déjà fermé l'hiver il y a plusieurs années, se rappelle Jean-Pierre Lepage, propriétaire de l'auberge La Table à Roland de Percé. «Je charriais le gaz avec des cannes de cinq gallons pour dépanner les motoneigistes. Quand ils arrivent à Percé, ils s'attendent à trouver du gaz.»

Plus de la moitié de la clientèle de M. Lepage, qui tient un restaurant et un motel, arrive à motoneige. «Les grosses journées, je peux servir 75 dîners et 35 soupers aux motoneigistes.»

Entreprise privée

Le maire de Percé, Bruno Cloutier, ne voit pas comment sa municipalité pourrait empêcher la fermeture de la station-service. «C'est dans le domaine de l'entreprise privée. On ne peut pas faire grand-chose, ni les obliger à ouvrir, ni leur donner de l'aide financière.»

Percé n'en est pas à son premier coup dur cette année. Fin juin, l'école primaire a fermé ses portes faute d'un nombre suffisant d'élèves.

La municipalité demande de l'aide gouvernementale pour rester à la hauteur de son titre de capitale touristique de la Gaspésie. Le 15 novembre, le maire de l'endroit a débarqué à Québec avec plus de 40 millions $ de projets dans ses cartons. Percé veut notamment refaire sa promenade de bord de mer et aménager un géoparc qui mettrait en valeur le mont Sainte-Anne qui surplombe le village.

Percé est une municipalité fusionnée de 3300 habitants, qui court sur 50 kilomètres de Saint-Georges-de-Malbaie à Cap-d'Espoir. Le village de Percé lui-même compte moins de 300 habitants pendant l'hiver. 

Avec la collaboration d'André Bécu

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