La productivité fait défaut en Chaudière-Appalaches, selon Desjardins

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Gilbert Leduc
Gilbert Leduc
Le Soleil

(Québec) La productivité fait défaut dans la région de la Chaudière-Appalaches, selon un rapport publié par les économistes du Mouvement Desjardins. «Le PIB par emploi, qui est une estimation de la productivité au travail, s'est élevé à près de 62 500 $ en 2009, comparativement à 73 600 $ pour la province, ce qui représente un écart de 17,8 %. La région était donc au neuvième rang des régions du Québec à ce chapitre», fait valoir Desjardins dans un rapport qui sera rendu public aujourd'hui et qui effectue un survol de la situation économique de cette région dont la base industrielle est en plein repositionnement.

«En raison d'un secteur secondaire qui décline depuis le début des années 2000, la région s'est tournée vers d'autres sphères d'activité émergentes, dont l'économie du savoir et les hautes technologies. Les gains d'emplois enregistrés dans les services ont ainsi compensé les pertes observées dans l'industrie manufacturière. En parallèle, la région a aussi bénéficié de l'essor du tourisme d'affaires et du dynamisme dans la construction résidentielle et non résidentielle», rendent compte les économistes qui, par ailleurs, ne perdent pas espoir en vue d'une hausse de la productivité dans la Chaudière-Appalaches étant donné que les investissements du secteur manufacturier sont en augmentation en 2012.

«Ils atteindront même un sommet de 1,2 milliard $.»

Le Mouvement Desjardins s'attarde à la performance régionale dans l'industrie des congrès. «Depuis l'ouverture en 2008 du Centre de congrès et d'expositions de Lévis, une croissance annuelle d'environ 15 % de l'achalandage a été enregistrée», souligne-t-on. «Qui plus est, la capacité hôtelière de Lévis a pratiquement doublé, passant de 491 chambres en 2007 à 891 en 2012. En parallèle, des améliorations ont été apportées au Centre des congrès de Saint-Georges, ce qui a contribué aussi au dynamisme du créneau du tourisme d'affaires. La construction d'un centre des congrès et d'un hôtel à Thetford Mines, qui devrait débuter en 2013, contribuera également à cet essor.»

Industrie du plastique

Des jours meilleurs attendent l'industrie du plastique qui peine à se démarquer en raison de la force du dollar canadien et de la hausse du prix du pétrole. «La reprise de l'industrie automobile et de l'aéronautique devrait toutefois permettre à ce créneau de bien faire au cours des prochaines années. De plus, des investissements de 108 millions $ en machinerie et équipements dans des projets d'expansion immobiliers sont prévus d'ici les trois prochaines années par les entreprises du secteur.»

Dans ses prévisions, le Mouvement Desjardins prévoit que le taux de chômage affichera 5 % au terme de l'année de 2012 et 4,8 % à la fin de 2013. Il devrait être encore l'un des plus bas au Québec.

La croissance de l'emploi devrait se concentrer dans les secteurs des services, comme les assurances et les services financiers, et des nouvelles technologies.

«L'emploi dans la foresterie devrait afficher une légère hausse en 2012 et en 2013 compte tenu de la reprise graduelle qui est attendue sur le marché de l'habitation aux États-Unis. Par ailleurs, les pertes d'emplois dans les mines devraient se poursuivre. L'emploi dans la construction restera fortement stimulé par la forte activité qui devrait être enregistrée, entre autres, dans les travaux de génie civil et de voirie, dont le prolongement de l'autoroute 73 et les projets éoliens. La poursuite de développements résidentiels et commerciaux, tels que ceux du Quartier Miscéo et du Pôle Chaudière, contribueront aussi au dynamisme du secteur», avancent les économistes de Desjardins.

Somme toute, la croissance sera au rendez-vous dans la région de la Chaudière-Appalaches au cours des prochaines années, mais son rythme devrait être légèrement inférieur à celui de la moyenne québécoise.

«Le Mouvement Desjardins, le plus important employeur de la région, est en expansion avec un investissement d'environ 125 millions $ et l'Innoparc poursuit son développement.Des investissements publics et privés de

100 millions $ sont prévus d'ici cinq à sept ans dans ce parc technologique qui aura une capacité d'accueil de 73 entreprises et une création attendue de 1200 emplois dans les domaines de l'économie du savoir, de l'énergie et de la robotique.»

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