Bombardier La Pocatière: l'offre rejetée à 89,6 %

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Les travailleurs de Bombardier La Pocatière sont déterminés à poursuivre la lutte.

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(La Pocatière) Même si son offre dite «globale et finale» a été rejetée dans une proportion de 89,6 % dans la nuit de mercredi à jeudi, Bombardier affirme que son cadre de règlement restera sur les mêmes bases.

Pour sa part, le président du syndicat représentant les 330 travailleurs en grève depuis le 1er novembre, Mario Lévesque soutient que les syndiqués sont toujours déterminés à poursuivre la lutte.

«L'employeur a jeté de l'huile sur le feu avec cette injonction qui limite à 25 le nombre de nos membres pouvant manifester aux deux accès de l'usine, mais nous ne sommes pas essoufflés et poursuivons la mobilisation de l'autre côté de la rue», dit-il, lançant un appel à la reprise des négociations. «Il était normal que nous arrêtions les discussions pour étudier l'offre et la présenter à nos membres. Maintenant que celle-ci a été rejetée, nous sommes prêts à retourner à la table», note M. Lévesque, ajoutant que différents progrès avaient été réalisés, notamment sur la question du régime de retraite, ce que confirme Marc Laforge de Bombardier en étalant les propositions de l'employeur.

«Le syndicat demande une convention de trois ans, nous demandons cinq ans. Nous injectons 9 millions $ dans leur fonds de régime de retraite, ce qui permettra d'augmenter de 18 % les prestations par employé. Quant aux augmentations salariales, nous proposons 12,5 % sur cinq ans», dit-il. Le salaire moyen à cette usine est de 23 $ l'heure. «Nous considérons que tous les ingrédients pour un règlement sont là et l'entente devra se faire à l'intérieur de ce cadre.»

Sous-traitance

Le noeud du problème constitue la sous-traitance. Bombardier avoue qu'il y en a, mais propose une solution pour la réduire. «Oui, les toits des voitures de métro sont fabriqués dans une usine des États-Unis, parce que nous n'avons pas les équipements requis. C'est de la sous-traitance et on ne s'en cache pas. Ce que nous offrons est justement d'investir 3 millions $ dans l'achat d'équipements à la fine pointe de la technologie pour permettre de rapatrier des États-Unis toute la fabrication et les opérations de soudage des toits du métro de Montréal à La Pocatière», dit-il, ajoutant que selon lui, les discussions achoppent sur la question de la fabrication de composants en acier noir.

«Le syndicat veut récupérer la fabrication de ces pièces en acier noir qui s'y faisait avant. Mais il est clair depuis longtemps que nous ne voulons plus en faire. Nous préférons investir dans de l'équipement de pointe et d'avenir pour assurer la pérennité de cette usine», dit M. Laforge. Or, le syndicat soutient qu'il y a au moins 150 pièces en acier noir qui entrent dans la fabrication du métro de Montréal.

«C'est vrai, mais n'importe qui peut faire de l'acier noir en sous-traitance. La fabrication de ces pièces représente en tout et partout une dizaine d'emplois. Les nouveaux équipements que nous proposons représentent une quinzaine d'emplois, donc cinq de plus à La Pocatière. La sous-traitance, ça a toujours existé dans l'industrie manufacturière. Ce n'est pas une maladie.»

«Nous ne sommes pas contre la sous-traitance, pourvu que ça ne nous enlève pas nos emplois», conclut Mario Lévesque. Aucune séance de négociation n'est prévue.

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