Gaspésia: Chandler aurait souhaité être davantage informée

Louisette Langlois voulait «plus de transparence» de la... (Photo collaboration spéciale Gilles Gagné)

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Louisette Langlois voulait «plus de transparence» de la part des administrateurs de la Société de développement économique et industriel de Chandler.

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Le Soleil

(Chandler) La mairesse de Chandler, Louisette Langlois, maintient que la Société de développement économique et industriel de Chandler (SDEIC) aurait dû communiquer davantage d'information au conseil municipal, et que ce facteur a largement contribué au limogeage des administrateurs de la société.

«La Ville n'était pas impliquée dans les décisions de la SDEIC», déplore-t-elle. L'autre irritant, c'est «l'orientation que la SDEIC a donnée à la décontamination», ajoute la mairesse sans expliquer davantage.

En sous-entendu, cette position revient à dire que la SDEIC a demandé à la firme EDS, chargée depuis le printemps de démanteler, décontaminer et démolir ce qui reste de l'usine Gaspésia, de pousser trop loin le nettoyage des substances polluantes.

Les gens de la Ville de Chandler ne prévoient pas la construction d'unités d'habitation ou de commerces sur l'emplacement de l'usine Gaspésia. Mme Langlois se limite à dire qu'«une décontamination moins poussée aurait coûté moins cher».

D'autre part, elle précise que le Groupe Mallette a entrepris une vérification comptable des activités de la SDEIC au cours des dernières années. «Le rapport n'est pas sorti encore», dit-elle.

«Opération délicate»

De son côté, même s'il a été évincé du conseil d'administration de la SDEIC il y a un mois, Gaston Laflamme continue de suivre le dossier Gaspésia et se réjouit de l'allure des travaux depuis l'arrivée d'EDS.

«À l'été, la peinture au plomb a été enlevée. Ça semblait avancer lentement, mais c'était une opération délicate», note-t-il.

Aujourd'hui, les signes d'avancement sont manifestes. Plusieurs des murs extérieurs de l'usine sont démontés. Les équipements saisis en attendant que se règle le litige entre HSB International et Tan Mai sont entreposés dans une section à part.

M. Laflamme précise qu'à la conclusion du dossier Gaspésia, la Ville de Chandler héritera d'un portefeuille de terrains significatif. «Nous n'avons vendu aucun terrain au fil des ans.»

Des projets en voie de réalisation à Chandler ont en outre déjà bénéficié des fonds de la SDEIC. «Le projet de 6 millions $ pour aménager une salle de spectacle à l'auditorium a reçu les 450 000 $ manquants. Le Circuit des bâtisseurs a reçu 1 million $. La SDEIC a versé 300 000 $ au Centre des nouvelles technologies», note M. Laflamme.

Transparence

Au sujet de la transparence, il assure que la SDEIC «a adopté deux résolutions pour rencontrer la mairesse, mais elle ne venait pas».

S'il est déçu du style de gestion déployé par Louisette Langlois pour remercier «un groupe qui a beaucoup donné à la communauté», Gaston Laflamme souhaite bonne chance aux administrateurs nommés pour les remplacer, en particulier Gilles Roy, Renaud Moreau et Michel Dupuis.

«Je leur fais confiance, mais j'ai mes inquiétudes. Je leur dis : "Informez-vous." Je suis disponible pour répondre à leurs questions.»

Avec la collaboration d'André Bécu

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