«Si le secteur maritime est un créneau d'avenir pour nos régions, on doit se mobiliser, croit-il. Les bateaux ne se construisent pas en Abitibi. Il faut, au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, retrouver notre mémoire maritime!»
Le sujet sera l'un des enjeux de la prochaine campagne électorale provinciale.
M. Thibodeau estime que le contexte est favorable du fait que le chantier Davie de Lévis est à vendre et que plusieurs bateaux sont à remplacer. D'ailleurs, il demande à la Société des traversiers du Québec (STQ) d'octroyer le contrat de construction de deux de ses navires pour les traverses du Saguenay. Ce contrat avait été accordé sans appel d'offres au chantier Davie. Il demande aussi à la STQ de penser aux chantiers régionaux pour la construction du nouveau traversier reliant Matane à la Côte-Nord.
Profitant de cette période préélectorale, le préfet exhorte aussi les candidats politiques des deux régions à se positionner par rapport à ce dossier. Il rappelle que les régions maritimes ont développé l'expertise nécessaire et qu'elles ont les capitaux requis. «Avec la construction récente des trois navires de recherche de la Garde côtière par Méridien Maritime de Matane, on a la preuve qu'on peut construire de gros bateaux», estime M. Thibodeau.
Expertise
Le politicien, maire de Saint-Ulric, s'interroge sur la capacité du chantier Davie à construire de gros bateaux : «Ils ont les installations, mais possèdent-ils réellement encore l'expertise?».
La résolution de la MRC de Matane vient en appui à la Chambre de commerce région de Matane qui, en juin, avait lancé la mobilisation. Pourtant, son président n'a pas voulu commenter la prise de position de la MRC. Richard Godbout s'est contenté de dire que son organisme tiendra un point de presse mardi, en présence d'autres chambres de commerce. «Le préfet a son discours et c'est correct, a-t-il laissé tomber. Mais nous, on va arriver avec le nôtre mardi.»