«Nous voulions contribuer à faire de la communauté de Baie-Comeau un endroit qui se démarque en matière de développement durable et de relève afin d'en faire un milieu dynamique qui attire et retient les gens», a souligné le directeur général de l'aluminerie, Luke Tremblay. Avec 400 000 $ par année durant 25 ans, Alcoa donne ainsi à la municipalité les moyens de ses ambitions, elle qui est devenue l'an dernier une des premières au Québec à se donner une politique de développement durable.
«La somme importante qui sera consentie dans notre milieu, non seulement vient-elle confirmer la vision que nous sommes à mettre en place comme collectivité, mais également nous garantit à long terme un levier extraordinaire pour sa mise en oeuvre», a ajouté la mairesse Christine Brisson.
Les projets qui seront financés devront obligatoirement avoir été soumis par des citoyens ou des organismes lors de la tenue des forums annuels sur la Politique de développement durable. Durant au moins 25 ans, le fonds, qui se nomme Fonds pour les collectivités locales Alcoa Canada, financera certains projets selon le coût et l'intérêt public.
La mairesse Brisson se réjouit également du fait qu'Alcoa se soit inspirée de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka pour réaliser cet investissement. Reconnue par l'UNESCO depuis cinq ans, la réserve Manicouagan-Uapishka positionne la région comme leader en matière de développement durable.
Les 10 millions $ dévolus par Alcoa s'inscrivent dans l'enveloppe globale de 25 millions $ que l'entreprise avait réservée pour les trois villes québécoises où elle possède des installations, soit Baie-Comeau, Bécancour et Deschambault. Ces deux dernières se partageront les 15 millions $ restants lorsque leurs administrations municipales auront adopté à leur tour une politique de développement durable.