Montréal goûte à la Gaspésie

Maurice Quesnel et Jean-Marie Perreault, de la Chambre... (Gilles Gagné, collaboration spéciale)

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Maurice Quesnel et Jean-Marie Perreault, de la Chambre de commerce de la MRC de Bonaventure, ont fraternisé avec Françoise Bertrand, pdg de la Fédération des chambres de commerce du Québec, lors du Souper gastronomique gaspésien.

Gilles Gagné, collaboration spéciale

 

Gilles Gagné, collaboration spéciale
Le Soleil

(Montréal) Le secteur bioalimentaire de la Gaspésie constitue sans doute le grand gagnant de la tenue à Montréal jeudi soir du Souper gastronomique gaspésien, qui a regroupé un peu plus de 70 personnes des milieux d'affaires de la péninsule et de la métropole.

Ces gens représentaient différents secteurs d'activités économiques de la Gaspésie, dont le milieu éolien, le domaine pétrolier, les télécommunications, l'environnement, le monde municipal et la production alimentaire. Du côté montréalais, c'est surtout le secteur financier et administratif qui se manifestait.

Si les producteurs alimentaires se sont démarqués, ce n'est pas seulement parce que des denrées gaspésiennes étaient à l'honneur dans un souper gastronomique, mais surtout parce que la présence de producteurs s'est imposée en plusieurs endroits de la métropole toute la semaine.

Jérôme Ferrer, chef renommé de la métropole, a ainsi cuisiné avec des produits gaspésiens mercredi à l'émission Des kiwis et des hommes, de Radio-Canada, le lendemain du lancement annuel de la vitrine montréalaise de l'association Gaspésie gourmande et de la saison touristique gaspésienne, à l'Espace Lafontaine. C'est aussi M. Ferrer et le chef gaspésien Paul Hachey qui ont préparé le souper de jeudi.

«Les produits gaspésiens, je les ai découverts il y a pas mal d'années. Un cuisinier, c'est le meilleur ambassadeur de là où il officie. C'est une question de respect, de mise en valeur de ce qui nous entoure [...] Avant d'être exotique, il faut valoriser le savoir-faire local», pense M. Ferrer, en parlant du Québec dans son ensemble.

Produits uniques

Spécifiquement sur les produits gaspésiens, il donne l'exemple du saumon fumé de Monsieur Émile, de Percé. «Je suis de nature gourmet et gourmand. Je fais mes produits moi-même. Le saumon fumé de Monsieur Émile, c'est le seul [produit transformé] que j'achète. Ce saumon, je me refuse à le faire. Il est parfait [...] Je l'ai fait découvrir à tous les chefs européens trois étoiles qui sont venus me voir à Montréal et ils sont d'accord», raconte M. Ferrer.

Le souper de jeudi lui a donné une occasion de rencontrer, même brièvement, Cathy Poirier et Alain Méthot, propriétaires du Fumoir Monsieur Émile, contents mais pratiquement sans voix devant les éloges du chef Ferrer, qui passera trois jours en Gaspésie à la fin de juin, notamment pour cuisiner avec Paul Hachey à l'Hostellerie Baie bleue, de Carleton.

Éric Caron, directeur de Gaspésie gourmande, qui regroupe 62 producteurs et 74 entreprises «complices» vendant ces produits, précise que le souper gastronomique, une idée de la Chambre de commerce de la MRC de Bonaventure, procure beaucoup de visibilité au secteur bioalimentaire, notamment à cause du jumelage avec d'autres activités, dont une présence à RDI Weekend.

«La communication, c'est le nerf de la guerre. Plus nous nous faisons connaître, plus nos produits sont en demande. Il faut être présents, sinon, quelqu'un d'autre prend notre place», rappelle M. Caron.

Idées d'affaires

Au-delà des affaires, le Souper gastronomique gaspésien constitue une occasion d'affirmation pour certains, et de sociabilisation pour d'autres.

«C'est une occasion de dire aux gens de la métropole qu'il y a de plus en plus de jeunes entrepreneurs qui reviennent, avec des diplômes, et qu'ils ont de bonnes idées d'affaires», précise Maurice Quesnel, initiateur du souper.

Marjolaine Castonguay, de Pesca Environnement, voit dans cette soirée «une occasion de célébrer, de solidarité, de dire merci à la région. C'est aussi le plaisir d'être ensemble, de passer un bon moment avec Frits de Kiewit, un client [du développeur de parcs éoliens Invernergy] avec qui nous avons eu l'occasion de travailler depuis 2006».

Basé à Montréal, M. de Kiewit saisit l'occasion du repas «comme une visite en Gaspésie sans aller trop loin. Marjolaine Castonguay est une collaboratrice très importante pour le suivi environnemental du projet Le Plateau (138,6 mégawatts, 330 millions $ d'investissement), pleinement fonctionnel depuis quelques mois. Dans notre cas, ce n'est pas dans une soirée comme ça que nous faisons des affaires, mais ça fait partie du réseautage. Ça entretient des relations.»

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