Le nombre de caisses sera en légère diminution d'ici 2015, de 39 à 36. Desjardins soutient qu'avec 129 établissements sur tout son territoire, ses 276 000 membres sont très bien desservis comparativement aux banques, qui se concentrent dans les villes. Ce sera le statu quo pour ce qui est des trois centres financiers aux entreprises (CFE) de ce territoire.
«Nous avons amorcé une réflexion collective avec nos dirigeants pour se donner une vision 2015. Il y a deux projets de regroupement en 2012. Il n'y a aucune réflexion en date d'aujourd'hui pour revoir en profondeur notre réseau des centres financiers aux entreprises», a précisé Michel Roussy, vice-président régional des caisses Desjardins pour le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, lors du bilan annuel régional hier.
La régionale bas-laurentienne et gaspésienne a connu une croissance de 7,2 % de ses actifs en 2011, qui ont atteint les 6 milliards$, de 6,4 % de son portefeuille de prêts et de 5,1 % de l'épargne. Les excédents ont été en très légère baisse de 1,7 %, de 74,6 millions$ à 75,9 millions $, en raison d'un resserrement des critères financiers internationaux.
«Chaque fois que nous remettons en cause un point de service, il y a un tollé, même si on essaie le plus possible de conserver les emplois en régions. Dans notre réseau, le premier mot qui est sorti de la bouche de nos dirigeants et nos directeurs généraux est celui des services de proximité», a ajouté Norman Grant, président du conseil des représentants des caisses Desjardins de ce territoire. Il y a déjà eu en Gaspésie et aux Îles 43 caisses, qui ne sont plus maintenant que 13.
Évolution
Neuf transactions sur 10 chez Desjardins ne se font plus au comptoir. «Nous sommes en mode réflexion pour savoir comment desservir les jeunes en faisant évoluer nos plateformes vers les tablettes tactiles et les téléphones intelligents. C'est ce qu'on veut faire en parlant de partage de locaux et de ressources, de conseilleurs mobiles et de conseillers virtuels. Une caisse avec cinq points de services n'aura pas le choix de regarder ces possibilités-là dans un horizon 2012-2020», a ajouté M. Roussy.