Cimenterie de Port-Daniel: le coût bondit

Guy Rousseau et Louis Laporte ont présenté certains... (Collaboration spéciale, Gilles Gagné)

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Guy Rousseau et Louis Laporte ont présenté certains objectifs de Gisement McInnis pour le projet de cimenterie.

Collaboration spéciale, Gilles Gagné

Gilles Gagné, collaboration spéciale
Le Soleil

(Port-Daniel) Le projet de cimenterie de Port-Daniel pourrait maintenant coûter entre 450 et 750 millions$. Il était évalué à 350 millions$ il y a 10 ans. Ses promoteurs aimeraient en outre que l'usine soit fonctionnelle au début de 2015.

Louis Laporte, du groupe Beaudier, la division d'investissements de la famille Beaudoin, à la tête de Bombardier, de même que Guy Rousseau, qui travaille à la réalisation du projet depuis 20 ans, ont ainsi présenté quelques-uns des objectifs de Gisement McInnis, la société tentant maintenant de réaliser le projet de cimenterie.

«On aimerait que les plans d'ingénierie et de validation se fassent en dedans de 24 mois [...] On parle d'un investissement pouvant aller de 450 à 750 millions$. Il y a un juste milieu. L'ingénierie va nous permettre d'y aller», a indiqué M. Laporte.

Beaudier a étudié pendant 18 mois le projet de Guy Rousseau. Si la famille Beaudoin a choisi d'investir dans la suite des événements, c'est en raison «de la qualité du gisement», et «de l'emplacement, proche d'un terminal maritime», un mode de transport plus économique pour de grands volumes.

Guy Rousseau, qui a mené le projet jusqu'en 2011, avant que Gisement McInnis achète sa société, Cimbec Canada, souhaiterait que la construction commence en 2013. «On vise une présence sur le marché au début de 2015 [...] Il y a de bonnes occasions d'affaires», dit-il, faisant notamment allusion à des projets dans le Nord québécois.

La qualité du gisement vient notamment du fait qu'il ne contient pas de mercure. De plus, le port par lequel sera acheminée la poudre de ciment sera adjacent à la future usine, qui devrait employer entre 100 et 150 personnes, selon le volume annuel de production. Ce volume dépassera assurément un million de tonnes par an, et les études le détermineront avec précision.

Un siècle de production

Le gisement est suffisant pour fournir une cimenterie comme celle projetée pendant un siècle. «Le gisement du côté sud de la route 132 pourra durer 50 ans, et celui du côté nord, 50 ans aussi [...] Nous voulons fournir le marché de la côte est des États-Unis, mais nous serons équipés pour aller sur l'Afrique ou sur l'Europe», note Guy Rousseau.

Cimbec Canada, dans une première séquence, et Gisement McInnis, depuis décembre, ont effectué près de 200 transactions pour acquérir les terrains nécessaires à l'exploitation du gisement, tant au nord qu'au sud de la route 132, à la construction de la cimenterie. Ces transactions incluent 40 maisons, dans lesquelles les occupants pourront demeurer.

Gisement McInnis possède les autorisations environnementales, tant québécoises que canadiennes, qui avaient été obtenues au préalable par Cimbec Canada.

«Nous voulons faire la cimenterie la plus moderne, avec les normes les plus strictes en Amérique du Nord», assure Louis Laporte, rappelant que les technologies ont beaucoup changé depuis 18 ans, et que «ça peut prendre de 12 à 18 mois pour avoir la meilleure technologie».

Guy Rousseau et son associé Bertin Castonguay gardent un intérêt minoritaire dans Gisement McInnis.

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