Avec des ressources évaluées à plus d'un milliard de tonnes de fer, la minière vise à extraire huit millions de tonnes de minerai annuellement, dès 2015. Cette production pourrait même doubler si la santé du marché du fer se maintient. «Nous avons confiance au marché mondial du fer à long terme, il y a de la place pour nous, quand on regarde au Brésil par exemple, où certaines productions atteignent 100 millions de tonnes [...] Puis, la croissance de la Chine est loin d'être terminée», a fait savoir le vice-président principal, projets chez Alderon, Bernard Potvin.
Mise en marché rapide
La société de Vancouver se targue d'avoir dans sa manche toutes les cartes lui assurant une mise en marché rapide, dans un contexte où les joueurs s'accumulent. Basée à proximité des villes minières de Fermont, de Wabush et de Labrador City, Alderon compte profiter d'un bassin de main-d'oeuvre et de fournisseurs sur place. «Nous sommes aussi près du réseau électrique de Churchill Falls et du chemin de fer de QNS&L», a ajouté M. Potvin, qui indique que les négociations avec ces partenaires seront bientôt amorcées.
La minière prévoit également expédier sa production via le port de Sept-Îles, notamment grâce à son nouveau quai multiusager, dont la construction a été confirmée la semaine dernière. «Disons que nous étions excités de l'annonce, c'est une certitude de plus dans notre projet.»
La phase de construction du projet, dévoilé lundi aux membres de la section Nord-Est de l'Institut canadien des mines, pourrait débuter à la fin 2013, selon les échéanciers prévus. L'exploitation et le traitement du minerai se feront en majorité du côté de Terre-Neuve-et-Labrador alors que le Québec trouvera son compte dans le transport et l'expédition de la production. L'exploitation de la mine devrait se traduire par la création de plus de 1500 emplois à temps plein durant 20 ans, dont 268 à la mine et au concentrateur.
Pour l'heure, Alderon ficelle la réalisation de son étude de faisabilité. La société a également ouvert le dialogue avec cinq communautés autochtones du Québec et du Labrador, ainsi qu'avec les villes situées à proximité. Des séances de consultation sont aussi prévues, notamment avec les villégiateurs qui seront touchés par le projet.
Avec la collaboration de Steeve Paradis