En novembre, Baie-Comeau a lancé le bal lors d'une visite du ministre responsable du Plan Nord, Clément Gignac. La mairesse Christine Brisson et le comité Plan Nord Manicouagan, qui dispose d'un budget de 150 000 $, ont alors fait leur présentation au ministre. Lors d'une allocution devant les gens d'affaires, M. Gignac avait notamment qualifié Baie-Comeau de «porte d'entrée du Plan Nord».
>> À Baie-Comeau
Pour le comité, Baie-Comeau compte parmi ses atouts sa situation géographique, qui en fait un carrefour routier et maritime «centralisé par rapport aux municipalités nord-côtières et aux grands centres urbains». La municipalité fait aussi valoir comme avantage qu'elle est la seule à posséder un lien routier vers Fermont, où se concentrent de nombreux projets miniers.
Comme le gouvernement veut faire du Plan Nord un modèle de développement durable, Baie-Comeau estime que le fait qu'elle se trouve au coeur de la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka est un autre élément qui joue en sa faveur.
À cela s'ajoute la proximité de plusieurs directions régionales de ministères, dont celui des Ressources naturelles et de la Faune.
>> À Sept-Îles
Du côté de Sept-Îles, qui n'avait guère apprécié la démarche de Baie-Comeau, on a riposté la semaine dernière, alors qu'une délégation d'élus, de représentants autochtones et de plusieurs organismes s'est rendue à Québec pour rencontrer le ministre Gignac afin de faire valoir à son tour ses arguments.
Si le ministre Gignac a affirmé que Baie-Comeau est la porte d'entrée, le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque, soutient plutôt que sa ville est à la fois la porte d'entrée et la voie de sortie du Plan Nord.
En effet, tout le minerai qui sort de la Côte-Nord passe par les installations portuaires de Sept-Îles, qui est doté d'un port en eau profonde.
Également, contrairement à Baie-Comeau, Sept-Îles a sollicité des appuis d'autres villes. Ainsi, Fermont et Havre-Saint-Pierre et les communautés innues d'Uashat-Maliotenam et de Natashquan se sont rangés derrière Sept-Îles.
Mardi, les élus de la Côte-Nord ont cependant montré une cohésion dans ce dossier dans un communiqué de la Conférence régionale des élus (CRE), dans lequel ils se disaient solidaires dans leurs revendications pour le siège social de la Société du Plan Nord. La mairesse Brisson a notamment déclaré que toute la région se rangera derrière le choix du gouvernement.