«On lance le projet OSÉ [l'opération pour la sauvegarde des emplois en région]. La première étape sera de rencontrer la classe politique fédérale, provinciale et municipale et ensuite la population en allant chercher des partenaires. Nous avons des discussions avec d'autres syndicats que ceux de la FTQ, la Coalition urgence rurale et la Fédération québécoise des municipalités. Samedi [aujourd'hui], nous rencontrerons le caucus du NPD [Nouveau Parti démocratique]», précise Yanick Proulx, conseiller syndical au SCFP-FTQ.
Les emplois dont il est question touchent principalement le secteur public, dont Services Canada, Postes Canada, Pêches et Océans et Hydro-Québec.
Au cours de la dernière année, l'industrie du bois de sciage et celle des pâtes et papiers (Papiers White Birch à Rivière-du-Loup) ont aussi vécu des heures particulièrement difficiles.
Au total, secteurs privé et public confondus, plus d'un millier d'emplois sont en cause.
«On est en colère. Il faut que ça arrête à coups de 10, 15 par semaine. Il n'est pas exclu qu'il y ait des opérations de visibilité publique, mais sans nuire à la population. Nous avons une couple d'idées sur la planche à dessin. Il y a déjà eu une manifestation de Services Canada avant les Fêtes.»
Le Bas-Saint-Laurent comptait 7,8 % de chômeurs au dernier trimestre de 2011 comparativement à 9,8 %, il y a un an, une baisse de près de 3 %. En Gaspésie, le taux de chômage s'établissait à 12,2 %, alors qu'il était de 13,3 % au dernier trimestre de 2010.
Perspectives sectorielles
Selon les perspectives sectorielles de l'emploi en 2010-2012 de Services Canada pour le Bas-Saint-Laurent, le taux de chômage devrait se situer entre 9 % et 10 % d'ici la fin de 2012. Il y a une quinzaine d'années, en 1997, le taux de chômage au Bas-Saint-Laurent était de 16,3 %.
Au-delà de 2014, note le document, «il sera difficile de parler de croissance de l'emploi au Bas-Saint-Laurent, car la population active aura probablement amorcé un mouvement baissier, en raison du choc démographique.
En Gaspésie, avec un taux de chômage de près de 17 % en 2010-2011, la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine obtenait le pire résultat en ce qui concerne les indicateurs du marché du travail», note le document de Services Canada pour le secteur gaspésien. «Pour quelques années encore, la construction de parcs éoliens et les activités de sous-traitance liées à ces parcs maintiendront l'emploi près du niveau exceptionnel de 2008...»