(Rivière-du-Loup) Dave Coles, président du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier, qui représente les employés des trois usines de Papiers White Birch, recommande aux présidents des sections locales le rejet de l'offre, qui comprendrait notamment des baisses salariales pouvant atteindre les 17 %.
«J'ai été informé que votre employeur a fait une offre globale aux travailleurs des usines de Rivière-du-Loup et Masson [Gatineau], mais pas aux travailleurs de Québec. Cette stratégie dont le but est de diviser notre groupe de négociation est inacceptable», dit-il. Le vice-président Québec, Renaud Gagné, affirme que c'est justement pour cette raison que le syndicat national a recommandé à sa section locale de Rivière-du-Loup de ne pas se présenter à la rencontre de négociation convoquée par l'employeur.
«Nous avons demandé à Papiers White Birch de procéder avec le conciliateur, M. Éric Girard, et de faire des offres globales aux trois usines, pas à une ou deux. L'employeur a refusé. C'est la raison pour laquelle nous avons refusé de nous présenter à la table de négociation, dit-il. Cette offre globale, faite alors que le groupe est en conciliation et signifiée aux différents représentants par huissier, démontre un manque flagrant de respect», poursuit M. Coles, ajoutant que l'analyse préliminaire du contenu des offres démontre que celles portant sur le régime de retraite sont en violation de la résolution du règlement modèle négocié avec AbitibiBowater.
«Conséquemment, je recommande le rejet de ces offres. Je comprends que votre situation n'est pas facile, mais nous devons rester solidaires face à cet employeur qui veut s'attaquer à nos régimes de retraite», écrit-il.
Vote des membres
Malgré cette recommandation de leur président national, les exécutifs des trois syndicats ont convenu de faire voter leurs membres cette semaine. «L'employeur met de la pression en laissant planer d'autres pertes d'emplois ou fermetures, on parle de centaines de millions de dollars en jeu, mais pendant qu'on veut couper les fonds de pension des employés, M. Brant [le propriétaire de Papiers White Birch] continue de mettre des millions de dollars dans ses poches. C'est inacceptable», conclut M. Gagné.