Contrat du métro de Montréal au consortium Bombardier-Alstom: la facture passe de 1 à 2 G $

Les ministres Denis Lebel et Claude Béchard se... (Photo collaboration spéciale, Marc Larouche)

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Les ministres Denis Lebel et Claude Béchard se sont montrés rassurants quant au transfert d'équipements de l'usine Bombardier de La Pocatière vers celle de Plattsburgh.

Photo collaboration spéciale, Marc Larouche

 

Marc Larouche, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rivière-du-Loup) Les coûts du contrat de fabrication des voitures du métro de Montréal ont doublé, passant de 1 à 2 milliards $. Selon le ministre Claude Béchard, ce contrat est le plus important jamais donné par le gouvernement du Québec et les données ont changé.

«Les négociations se poursuivent avec le consortium Bombardier-Alstom et nous sommes dans le dernier droit, mais vous savez, c'est très, très complexe. Il n'y a aucun comparatif nulle part au monde entier sur un contrat aussi important. C'est le plus important contrat que Québec n'aura jamais donné à une entreprise. Je souhaite qu'un maximum d'emplois soit créé au Québec et au Canada, mais en même temps, nous devons justifier les coûts de production à l'ensemble des Québécois qui paieront la facture en fin de compte», dit-il.

Selon M. Béchard, le contrat coûtera plus cher, mais le nombre de voitures a augmenté, passant de 342 à plus de 1000. «C'est immense. C'est du travail potentiellement jusqu'en 2021, alors il faut prendre le temps de régler tous les détails afin que tous en sortent gagnants.»

Les ministres rassurants

Par ailleurs, Claude Béchard affirme que le transfert d'équipements de l'usine de Bombardier de La Pocatière vers celle de Plattsburgh pour le contrat du métro de Chicago ne changerait rien à la fabrication des voitures du métro de Montréal. «L'usine de La Pocatière est très moderne, notamment avec la nouvelle technologie du soudage au laser et l'entreprise est très compétitive. Ce qui s'est passé ces derniers jours est un réaménagement de production qui pourra même être bénéfique pour La Pocatière, parce qu'on y terminera le contrat des trains de banlieue de l'Agence métropolitaine de Transport [AMT], qui devait initialement se faire aux États-Unis», explique-t-il.

La possibilité que des entreprises américaines puissent soumissionner sur le contrat du métro de Montréal advenant la signature d'une entente de réciprocité entre le Canada et les États-Unis ne l'ébranle pas.

«Nous ne négocions actuellement qu'avec Bombardier et Alstom. De toute manière, nous avons le pouvoir de protéger nos emplois en exigeant qu'un certain pourcentage de contenu canadien soit respecté. Pour le métro de Montréal, nous avons l'obligation de faire en sorte que 60 % du contrat soit canadien. Si des Américains veulent soumissionner, ils devront aussi respecter ces règles.»

Pour le ministre Lebel, dans un contexte de mondialisation, Bombardier a pris une décision d'entreprise en transférant une partie de ses équipements à Plattsburgh. «Les gens La Pocatière ont démontré qu'ils étaient d'excellents travailleurs et nul doute que les contrats continueront à y entrer», dit-il, qualifiant de terribles les menaces de pertes d'emplois massives à l'usine pocatoise évoquée par le Bloc québécois.

«Agiter des épouvantails et partir à la chasse aux sorcières en campagne électorale, c'est la spécialité du Bloc. Je trouve ça terrible de vouloir gagner des votes en profitant d'une telle situation. Le Bloc ne peut rien faire que de chialer», conclut-il.

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