Un peu de reconnaissance, s'il vous plaît...

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(Québec) Qu'est-ce que votre patron a fait, cette année, pour souligner votre 5e, 10e, 15e, 20e, 25e ou 30e année de loyaux services au sein de l'entreprise?

Si vous êtes l'un des 1500 experts-conseils à l'emploi d'Alithya, une compagnie québécoise faisant partie des plus importantes sociétés privées en conseils stratégiques dans l'univers des technologies de l'information et de la communication au Canada, vous avez reçu, la journée de votre anniversaire de service, un courriel personnalisé du président et chef de la direction, Paul Raymond, vous félicitant pour votre accomplissement.

Il vous a invité, ensuite, à passer à une boutique en ligne pour choisir un cadeau parmi les centaines - sinon les milliers - d'articles disponibles. 

Deux semaines plus tard, les cadeaux sélectionnés par les employés sont livrés chez Alithya.

Il ne s'agit là que d'une forme de reconnaissance et d'appréciation au travail.

Certaines pratiques sont plus formelles. 

Elles se manifestent sur une base mensuelle ou annuelle. Comme les célébrations du nombre d'années de service ou des réalisations personnelles ou collectives.

D'autres pratiques sont plus informelles. Plus spontanées.

Ça peut être aussi banal qu'un simple «bonjour» ou «bonsoir». 

Un mot de remerciement rédigé à la main.

Une rétroaction sur le travail accompli. 

Une sortie au restaurant à la conclusion d'un projet particulièrement exigeant.

Le partage des bons commentaires reçus de la part de clients.

Levier de mobilisation des troupes

La reconnaissance du personnel consiste à reconnaître les efforts, les comportements et les réalisations des employés lorsqu'ils contribuent à l'atteinte des objectifs de l'organisation.

Comme nous l'avons démontré plus haut, elle peut être formelle ou informelle. Elle peut être individuelle ou collective.

La reconnaissance s'exprime souvent sous la forme de l'attribution d'un cadeau, d'un boni ou d'avantages financiers.

«Toutefois, nous avons noté que la combinaison reconnaissance informelle et reconnaissance individuelle a plus d'effet sur nous et nous mobilise davantage», écrit le Mouvement Desjardins, le plus important employeur au Québec. «Par exemple, un mot de remerciement, une conversation, un témoignage ou autre livrés sans cadre précis et directement à la personne ont plus d'effet que les autres formes de reconnaissance prises séparément.»

Un avis partagé par Julie Lajoie, directrice principale et stratège en ressources humaines chez Altrum, une entreprise de Saint-Martin, en Beauce, qui accompagne les sociétés dans l'élaboration de stratégie de reconnaissance du personnel. Altrum épaule notamment Alithya dans sa façon de souligner les années de service de son personnel.

Pour elle, l'appréciation en milieu de travail se passe d'abord au quotidien. La meilleure politique en matière de reconnaissance ne sera qu'un écran de fumée si, dans la vie de tous les jours, les bons coups ne sont pas identifiés et soulignés. «Il faut d'abord que le terrain soit fertile à la culture de reconnaissance au travail. Ça commence, à mon avis, par un meilleur accompagnement des gestionnaires. Ils sont sur le terrain. Ils voient aller leurs travailleurs. Par contre, ils sont souvent pris au dépourvu quand il s'agit de reconnaître l'apport d'un employé. Comment le faire? Quand le faire?»

En prenant le temps de poser un geste d'appréciation, l'employeur contribue à inculquer un sentiment d'appartenance dans son organisation, à renforcer la loyauté, à rehausser le moral des individus, à instaurer un climat de travail positif, à renforcer la motivation des travailleurs et à favoriser la rétention des talents.

En résumé, une façon de rendre son monde plus heureux et plus performant.

Selon la Chaire en gestion de la santé organisationnelle et de la sécurité du travail de l'Université Laval, «les preuves empiriques sont de plus en plus nombreuses à appuyer les conséquences associées à la reconnaissance au travail.»

Les effets sont notamment percutants en matière de mobilisation et de rétention du personnel. «La reconnaissance en milieu de travail procure à l'employé un accroissement de son sentiment d'efficacité et de son désir de s'impliquer au sein de l'organisation puisque sa contribution et ses efforts sont valorisés et reconnus».

Sincérité et jalousie

La Chaire en gestion de la santé organisationnelle et de la santé du travail de l'Université Laval identifie des «critères de qualité» d'une bonne pratique de reconnaissance. 

Parmi eux, la sincérité. «L'expression de la reconnaissance doit être authentique et empreinte de franchise et d'honnêteté.»

Il y a aussi la réactivité. «La reconnaissance doit être manifestée après l'accomplissement du travail, et ce, dans les plus brefs délais. L'immédiateté devient le signe d'une attention particulière, une marque de suivi et d'un intérêt vigilant, un symbole d'existence, voire d'importance au sein de l'entreprise.»

Il peut y avoir aussi des «effets pervers» à la reconnaissance du personnel si l'exercice ne fait pas adéquatement. Pensons à la jalousie et au sentiment d'injustice.




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