Et si on courait...

Défi Entreprise propose chaque année aux entreprises une... (fournie par Défi Entreprise)

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Défi Entreprise propose chaque année aux entreprises une structure d'accompagnement (conférences, stages, séances d'entraînement animées par des spécialistes) et un événement de course à pied.

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(Québec) Sédentaire. Pas sportive pour deux sous. Et fumeuse par-dessus le marché!

L'an dernier, Isabelle Leclerc s'est fait sonner les cloches à l'occasion d'une conférence de Pierre Lavoie.

Le missionnaire des saines habitudes de vie venait de prononcer une conférence devant les employés de Garant, le fabricant d'outils de jardinage et de déneigement de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud, près de Montmagny.

«Son message sur l'importance de se prendre en main pour sa santé n'est pas tombé à plat. Non, monsieur!» raconte au Soleil la directrice de ressources humaines.

«Dans les jours suivants, une employée est venue me voir avec des informations sur le Défi Entreprise. À ma grande honte, je n'en avais jamais entendu parler. À la direction de l'entreprise, nous avons rapidement convenu qu'il s'agissait-là de la suite logique à apporter au message laissé par Pierre Lavoie. Nous avons entendu un beau discours, maintenant il faut passer à l'action.»

Le Défi Entreprise, c'est le bébé de Daniel Riou, un jeune entrepreneur de Québec. Il s'agit d'un programme qui favorise la mise en place de saines habitudes de vie en milieu de travail. 

Défi Entreprise propose, entre autres, aux entreprises une structure d'accompagnement (conférences, stages, séances d'entraînement animées par des spécialistes) et un événement de course à pied qui se tiendra le 11 juin prochain sur la Grande-Allée. Les forfaits varient de 125 $ à 850 $ sans compter le montant des inscriptions des participants dans chacune des entreprises.

Et elle court toujours!

Garant a adopté le Défi Entreprise l'an dernier.

Une vingtaine de salariés ont levé la main. Surtout des employés de bureau. Leurs camarades d'usine se laissent un peu tirer l'oreille.

«Cette année, nous visons le double de participants», indique Isabelle Leclerc. «Nous recrutons une, deux ou trois personnes à la fois.»

Personne chez Garant n'est aussi convaincu que la directrice des ressources humaines de l'importance d'apporter des changements dans sa vie pour être en meilleure santé.

«J'étais sédentaire. Je fumais. Je n'avais jamais couru de ma vie», raconte la jeune quarantenaire.

Influencée par le Défi Entreprise, elle a lacé ses espadrilles et s'est mise au pas de course. «Je n'ai jamais cessé de courir depuis ce temps.»

Et elle a arrêté de fumer. «Le sport et le tabac, ça ne fait pas bon ménage!»

À l'événement de course à pied Défi Entreprise, l'an dernier, elle a complété l'épreuve du cinq kilomètres. Cette année, elle se paiera le dix kilomètres.

«Aujourd'hui, j'ai beaucoup plus d'énergie. La course à pied est devenue une passion. À mon agenda, à compter des prochaines semaines, il y aura des courses tous les mois.» 

Isabelle Leclerc avoue qu'elle avait sous-estimé l'impact qu'aurait le Défi Entreprise sur le climat de travail. «Nous courons tous ensemble. Nous avons appris à nous connaître sous un autre angle.»

C'est justement pour créer un «effet rassembleur» que l'entreprise de construction EBC a joint le Défi Entreprise cette année.

Le directeur du développeur organisationnel, François Houle, explique que les sportifs sont nombreux au sein de l'entreprise qui fait travailler 350 employés à Québec, à Montréal et à Ottawa.

«Chacun pratique son sport de son côté ou en petits groupes. On veut qu'ils continuent à se dépasser, mais qu'ils le fassent en gang», signale M. Houle en précisant que près d'une centaine de salariés ont répondu à l'invitation de leur employeur. 

«Veux, veux pas, il se développe une saine compétition entre les participants. Ils se contaminent entre eux», explique Hugo Clermont de Défi Entreprise. «Ils deviennent des vaporisateurs d'endorphine!» 

Les coûts de l'inactivité physique

À titre de directrice des ressources humaines d'une entreprise de 400 employés, Isabelle Leclerc sait pertinemment que les coûts liés à l'inactivité physique des travailleurs grimpent en flèche dans les organisations.

«Notre engagement avec le Défi Entreprise n'a rien à voir avec une opération visant à sabrer dans les coûts de nos régimes d'assurance collective. Notre objectif est d'encourager et de soutenir les employés pour qu'ils adoptent de saines habitudes de vie.»

Garant va pousser l'initiative encore plus loin en mettant en place, dans les prochaines semaines, un programme complet de santé et de mieux-être.

Petit Défi devenu grand

En organisant son premier Défi Entreprise en 2011, Daniel Riou avait rejoint une vingtaine d'entreprises de Québec et quelque 400 participants.

Depuis, le Défi Entreprise a fait des petits à Montréal (2014), à Trois-Rivières (2015) et à Gatineau/Ottawa (2016).

L'an dernier, le nombre d'entreprises qui ont adhéré au programme d'activité physique a atteint 545.

Et le nombre de participants, lui, se chiffrait à un peu plus de 13 000.

La fierté du fondateur, c'est que 95 % des entreprises participantes reviennent d'une année à l'autre.

«Si, au départ, les organisations des secteurs public et parapublic et les compagnies d'assurances composaient l'essentiel de notre clientèle, nous remarquons aujourd'hui la présence de plus en plus forte des entreprises manufacturières», souligne le jeune kinésiologue qui a choisi de faire bénéficier son savoir et ses connaissances à plusieurs personnes à la fois.




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