Facile, le recrutement

Le directeur du magasin Atmosphère de Place Ste-Foy,... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le directeur du magasin Atmosphère de Place Ste-Foy, Kevin Durivage, et le président et directeur général du Groupe Boucher Sports, Martin Boucher.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Facile de croire que Martin Boucher doit s'arracher les cheveux pour pourvoir tous les postes dans ses 25 magasins éparpillés sur le territoire des régions de la Capitale-Nationale, de la Chaudière-Appalaches, du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord et du Centre-du-Québec.

Des commerces qui ouvrent leurs portes souvent 60 heures par semaine. 

Sept jours par semaine.

Cinquante-deux semaines par année.

Détrompez-vous.

«On se tire très bien d'affaire. C'est facile, finalement, notre recrutement», affirme le président et directeur général de Groupe Boucher Sports en confiant, cependant, que dans le cas des postes à temps plein, c'est une autre paire de manches.

«Pour les postes à temps partiel, nous manquons rarement de CV. Il y a beaucoup de jeunes étudiants qui cognent à notre porte. Nous sommes souvent leur premier choix. Il est plus facile de combler un poste - et de retenir les employés - dans un magasin d'équipements, de vêtements et de chaussures de sport que dans un établissement de restauration rapide.»

Le Groupe Boucher Sports possède 25 magasins franchisés sous cinq bannières différentes (Sports Experts, Atmosphère, Intersport, Hockey Experts et Entrepôt du hockey).

Au dernier décompte, le détaillant procure un gagne-pain à 850 personnes.

Une grande majorité des employés de Groupe Boucher Sports - plus de 75 % - sont des travailleurs à temps partiel. Du nombre, un fort contingent d'étudiants. Et de sportifs, cela va sans dire.

«Disons qu'avec notre politique de rabais aux employés et notre flexibilité à l'égard des horaires des étudiants, nous avons deux cartes gagnantes dans notre jeu et nous permet d'être un employeur de choix pour la jeune génération.»

Groupe Boucher Sports offre également, depuis quelques années, des bourses d'études à ses jeunes employés à temps partiel. 

«Un programme d'excellence pour récompenser les plus talentueux, les plus allumés, ceux qui affichent une disponibilité exemplaire et qui lèvent la main chaque fois qu'une occasion se pointe pour parfaire les ses connaissances sur les produits que nous vendons», décrit Martin Boucher en mentionnant que le commerçant offrait une soixantaine de bourses d'études chaque session. 

En contrepartie d'une aide au financement de ses études, le jeune s'engage à demeurer à l'emploi de Groupe Boucher Sports pendant la durée de son parcours académique. «Il s'agit évidemment d'une stratégie pour retenir nos meilleurs, mais aussi de leur permettre de terminer leurs études. C'est important pour nous.»

Des fleurs pour les jeunes

La génération actuelle de 16 à 20 ans est «facile» à gérer pour un employeur, constate Martin Boucher. «C'était un peu plus tough, il y a cinq ou six ans.»

Il apprécie surtout leur politesse, leur ponctualité, leur sens de responsabilités.

«Ils aiment les défis. Ils veulent performer. Ils sont conscients des besoins de l'entreprise. Ils comprennent qu'à l'occasion, lors des périodes de fort achalandage, nous pouvons avoir besoin d'eux un peu plus que 10 heures par semaine.»

«Ils veulent aussi assumer des responsabilités. C'est beau à voir. Dans nos magasins, nous avons des jeunes à temps partiel qui sont des chefs d'équipe.»

Le défi de Martin Boucher et des directeurs de 25 magasins du Groupe Boucher Sports est donc de dénicher des candidats pour pourvoir les postes à temps plein. «C'est une réalité que nous vivons tous dans le commerce de détail. Un poste de responsable de département ne se comble pas en trois jours. Ça, c'est certain.»

Le hic, c'est que le travail de soir et de fin de semaine - même s'il ne s'agit que d'une fin de semaine sur deux - n'entiche pas tout le monde, surtout dans un contexte dans lequel les chercheurs d'emploi ont l'embarras du choix parmi les postes disponibles dans l'ensemble des secteurs de l'activité économique.

«Nous réalisons plus des deux tiers de nos ventes hebdomadaires entre le jeudi à midi et le dimanche en milieu d'après-midi. Pour bien servir la clientèle, il faut nécessairement que les deux tiers des heures travaillées dans nos magasins se fassent dans ce laps de temps.»

Le Groupe Boucher Sport trouve plus de 60 % de son nouveau personnel à temps partiel par l'entremise de ses employés qui ne se gênent pas pour passer le mot à leurs parents et amis. D'autant plus qu'ils reçoivent une prime de référencement chaque fois qu'une personne dont ils ont soumis la candidature devient un employé de Groupe Boucher Sports.

Le montant de la prime est quadruplé dans le cas de la dotation des postes à temps plein. 

«C'est surtout en recourant aux médias sociaux que nous trouvons les candidats pour les postes à temps plein», souligne Martin Boucher.

Un sondage mené en novembre 2015 par Détail Québec - le comité sectoriel de main-d'oeuvre du commerce de détail - indiquait que les trois principales qualités recherchées par les commerçants étaient, dans l'ordre, le savoir-être (personnalité et attitude), l'expérience et la disponibilité.

Outre les difficultés d'embauche, les détaillants sont préoccupés par le haut taux de roulement du personnel.

Et le poste le plus difficulté à pourvoir est celui de conseiller-vendeur.




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