L'ADN des générations Y et Z

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(Québec) En 2014, un travailleur sur trois était un Y. D'ici 2025, les membres de cette génération occuperont pas moins des trois quarts des postes au sein des entreprises, selon une étude récemment publiée par Randstad, une firme spécialisée en recrutement et dotation en personnel.

Derrière les Y, il y a les Z. 

«Nés entre 1994 et 2010, les membres les plus âgés de la génération Z ont maintenant 22 ans», note Kristen Smalley, gestionnaire de contenu chez Randstad. «Ils terminent l'université et accèdent peu à peu au marché du travail.»

Du pareil au même, les Y et les Z?

Pas vraiment.

Randstad a cherché à établir des similitudes et des différences entre la génération des millénaires - les Y - et les représentants de la «cybergénération» - les Z - à l'égard de leurs attitudes par rapport au travail.

D'abord, les similitudes.

Au travail, les jeunes valorisent la camaraderie, le boulot qu'ils ont à accomplir et l'environnement axé sur la collaboration. 

Ils préfèrent travailler au bureau plutôt qu'à la maison. 

Ils privilégient la communication de personne à personne aux courriels et aux messages instantanés.

Et leurs deux médias sociaux préférés sont les mêmes : Facebook et YouTube.

Le patron idéal, c'est celui qui est attentif à leurs idées et à leurs opinions.

Maintenant, les mondes qui séparent les Y et les Z

Pour les premiers, le succès au travail se mesure par le respect obtenu auprès des collègues. Suivent les promotions et le titre du poste ainsi que le salaire.

Pour les plus jeunes, les Z, c'est le salaire qui domine.

Suivent les promotions et le titre du poste et les offres d'emploi venant de divers employeurs.

Les avantages liés à l'emploi privilégié par les Y sont, dans l'ordre, les vacances payées, les soins de santé et les horaires flexibles.

Les représentants de la «cybergénération», eux, optent pour les soins de santé, la formation et le perfectionnement ainsi que sur les vacances payées.

Il y a des secteurs au sein desquels les enfants du millénaire souhaiteraient travailler demain matin si la chose était possible : les soins de santé, l'administration, les finances et la comptabilité et les technologies.

Toutefois, ils ne sont pas attirés par les assurances, les télécommunications, la consultation, l'énergie et les services publics et par le domaine juridique.

Les plus jeunes, pour leur part, n'ont pas d'atomes crochus pour l'agriculture, l'énergie et les services publics, la fabrication, le domaine juridique et l'administration.

Leur intérêt va plutôt du côté des secteurs de la finance et de la comptabilité, des technologies, les arts et les médias et les soins de santé.

Les chouchouter

Pour séduire les Y et les Z, les entreprises doivent déployer tous leurs charmes et recourir à des mesures avant-gardistes qui sauront satisfaire les uns et les autres et fournir un environnement stimulant à tous. 

La semaine dernière, The Globe and Mail publiait un palmarès des 100 meilleurs employeurs canadiens pour les jeunes travailleurs (Canada's Top Employers for Young People).

Stages rémunérés. Aide financière aux études. Mentorat. Programmes visant la gestion et l'avancement de la carrière. Mesures permettant la rotation d'emploi pour les nouveaux diplômés. Création de canaux permettant à la relève de réseauter et de se faire entendre auprès des dirigeants.

Par exemple, Santé Canada propose un programme d'accompagnement d'une durée de trois ans pour les futurs gestionnaires du ministère. Sodexo, une société évoluant dans les services alimentaires présente dans près de 80 pays, permet à des jeunes d'aller puiser de l'expérience à l'étranger. LoyaltyOne, le gestionnaire du programme Air Miles, a créé un comité consultatif composé d'une trentaine des jeunes employés que la direction de l'entreprise consulte régulièrement sur les changements organisationnels.

L'un des rares em­­ployeurs québécois à figurer au palmarès, le Mouvement Desjardins a retenu l'attention avec son Programme Jeunes dirigeants de la relève. Il s'agit d'une initiative permettant à un jeune de 18 à 30 ans de siéger à un conseil d'administration à titre d'observateur, de contribuer à l'élaboration d'un plan d'affaires, d'accéder à un programme de formation lié à la gouvernance d'une institution financière et de joindre un réseau de professionnels.

Génération Y

  • Les enfants nés entre 1978 et 1994.
  • Ils sont les enfants ou les petits-enfants des baby-boomers.
  • Ils sont aussi appelés les enfants du millénaire ou les membres de la génération «pourquoi» en raison de leur constante remise en question des tâches qu'ils doivent exécuter.
  • Ils ont grandi alors que le développement d'Internet et des technologies numériques battait son plein.
  • «Ils sont très sociaux et plutôt libéraux dans les questions touchant la société, l'économie et la politique», fait valoir la firme Randstad.

Génération Z

  • Les enfants nés à compter de 1995 et jusqu'en 2010.
  • La génération Z est aussi appelée la «cybergénération», car la technologie fait partie de leur vie depuis leur naissance. «Ils n'ont jamais connu le monde sans Internet et les médias sociaux», fait remarquer Randstad. 
  • Aux États-Unis, notamment, les membres la génération Z ont grandi alors qu'une grave crise financière et économique sévissait.
  • «Ce qui fait qu'ils sont plus pragmatiques et qu'ils ont l'esprit d'entreprise plus développé que leurs aînés de la génération Y.»




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