Nicolas Matte (Orthèses Bionick)

Nicolas Matte, président d'Orthèses Bionick... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Nicolas Matte, président d'Orthèses Bionick

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Nos leaders de demain
Nos leaders de demain

Ils ont fondé leur entreprise. Ils sont créateurs d'emplois et ils participent à la richesse collective. Découvrez ces leaders de demain, qui sont à la tête de 20 entreprises des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. »

(Québec) Une fracture du fémur aura été une révélation pour Nicolas Matte.

À l'âge de 16 ans, on lui installe une orthèse pour qu'il puisse poursuivre ses activités en attendant la guérison de sa jambe.

«Ça m'avait fait découvrir la profession d'orthésiste. C'était décidé. C'est ce que j'allais devenir plus tard.»

Tout au long de son parcours académique au Collège Montmorency puis à l'Université Northwestern, il savait qu'il allait être à la tête, un jour, de son commerce.

«Avoir ma clinique. Être en con­tact avec les gens et les aider. Ça repré­sentait tout ce que j'espérais.»

Après ses études à Northwestern, il entreprit une pratique en pédiatrie dans un hôpital à Houston.

Le natif de Saint-Étienne-de-Lauzon décide, un bon jour, de revenir s'établir dans son patelin. 

Il ouvre un bureau dans le sous-sol de sa résidence. Puis, il s'installe dans un local commercial à Lévis. Il déploie ses activités un peu partout au Québec. «J'aime développer», signale celui qui fabriquait, à une époque, des orthèses pour les joueurs du Canadien et des Alouettes de Montréal.

Dans la région de Québec, Nicolas Matte se frotte à un gros joueur. Savard Ortho Confort. L'entreprise existe depuis 1972. Elle est la propriété de la famille Savard, de Médicus et du Groupe Jean Coutu.

«C'est une grosse machine, je l'avoue, mais ça ne m'arrête pas. Je veux devenir la référence dans le domaine orthopédique.» 

La fiche 

Nicolas Matte (39 ans, président)

Il possède un diplôme en technique d'orthèses-prothèses du Collège Montmorency et un baccalauréat en biomécanique de l'Université North­western en banlieue de Chicago.

Il a fondé Orthèses Bionick à Lévis en 2004. L'entreprise compte 16 employés.

L'entreprise 

Orthèses Bionick est un laboratoire privé de fabrication d'appareillages orthopédiques sur mesure. L'entreprise possède un bureau-chef à Lévis, des succursales à Sherbrooke, à Magog, à Drummondville et à Victoriaville et des points de services ailleurs au Québec. Elle a développé une expertise en matière d'orthèse crânienne, notamment pour le traitement de la plagiocéphalie positionnelle chez les nouveau-nés.

Questions et réponses

Q Ta plus importante réalisation à ce jour?

«Aider les gens à poursuivre ou à reprendre leurs activités. Je me souviens de chaque fois où j'ai aidé des enfants à faire leurs premiers pas à l'aide d'une orthèse devant leurs parents en pleurs.»

La reconnaissance la plus satisfaisante obtenue?

«Les deux prix remportés en 2007 lors du gala Les Pléiades organisé par la Chambre de commerce de Lévis.»

Où te vois-tu dans cinq ans?

«La structure de l'entreprise sera encore plus solide. Il y aura eu d'autres acquisitions. Je ne cherche pas à devenir plus gros que mes principaux compétiteurs, mais plutôt de continuer à me distinguer au chapitre de la qualité du service.»

L'échec, ça te fait peur?

«Il arrive des temps durs et tu penses à l'échec. Quand ça survient, il faut que tu relèves tes manches et que tu fasses travailler ta créativité. Des fois, j'ai l'impression que je suis davantage un pompier qui éteint des feux qu'un orthésiste!»

Ton modèle?

«J'aime regarder aller Dominique Brown. Il a fondé Beenox dans son sous-sol et il en a fait un succès. Et il répète l'exploit avec Chocolats Favoris.»

Tes plus grands plaisirs dans la vie à l'exception du travail?

«Mes deux enfants de 10 et 11 ans. Et le sport. J'ai fait ma première course Ironman cet été.»

Le meilleur conseil reçu?

«Prends le temps de décrocher. De te recentrer sur tes objectifs.»

Le meilleur conseil à donner à un jeune entrepreneur?

«Si, malgré tous tes efforts, ton projet ne connaît pas le succès espéré, ce n'est pas la fin du monde. Tu auras essayé. Tu te retrousses les manches et tu remets le moteur en marche.»

Faire de l'argent, pourquoi?

«Pour développer. Pour faire des acquisitions. Pour en faire profiter mes employés. Moi, je suis un gars qui aime s'amuser dans la vie. Je travaille fort aussi. Work hard, play hard

Suivez toute la semaine dans la section Affaires de notre application la série «Nos leaders de demain». Et découvrez notre cahier spécial à conserver dans notre édition papier de samedi. Et la section spéciale de notre site Web.

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