Jean-François Rousseau et Joé Bussière (Libéo)

Joé Bussière, directeur général, et Jean-François Rousseau, président... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Joé Bussière, directeur général, et Jean-François Rousseau, président de Libéo

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Nos leaders de demain
Nos leaders de demain

Ils ont fondé leur entreprise. Ils sont créateurs d'emplois et ils participent à la richesse collective. Découvrez ces leaders de demain, qui sont à la tête de 20 entreprises des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. »

(Québec) À 16 ans, Jean-François Rousseau était un introverti pur et dur. Jamais un mot, «aussi silencieux qu'un cadre de porte», lance-t-il à la blague.

Un jour, alors qu'il fait du bénévolat dans une école primaire, le taciturne adolescent réussit à réparer une imprimante, au grand bonheur du directeur qui décide de l'embaucher pour s'occuper du système informatique de l'établissement. «J'ai passé pour un dieu...»

Avec 32 $ en poche, Jean-François se rend au palais de justice pour enregistrer son entreprise qu'il installe dans le sous-sol de la maison familiale, à Lac-Saint-Charles.

Ainsi est né Libéo. Au fil des ans, Jean-François Rousseau a travaillé avec plusieurs collaborateurs, mais aucun n'a su développer une véritable chimie avec lui. Jusqu'à ce qu'il croise la route de Joé Bussière, qu'il avait connu à l'Université Laval en 2003. «Ç'a été la formule gagnante.»

Portée par la déferlante du Web, l'entreprise a pris une vitesse de croisière, s'est installée dans de nouveaux bureaux, dans Lebourg­neuf, que les deux associés comptent agrandir bientôt dans la foulée d'une prochaine expansion.

La fiche 

Jean-François Rousseau (35 ans, président) et Joé Bussière (36 ans, directeur général)

Jean-François possède un MBA en entrepreneuriat du Massachusetts Institute of Technology (MIT); Joé est bachelier en informatique de l'Université Laval

Jean-François a fondé Libéo en 1996.          

L'entreprise 

Libéo est une firme qui accompagne les entreprises dans le développement de leur site Web grâce à des outils de gestion, de marketing et de communication. Elle compte 70 employés dans le quartier Lebourgneuf.

Questions et réponses

Q Votre plus importante réalisation à ce jour?

«Nous sommes fiers de plusieurs projets avec des partenaires comme CAA Québec, Simons ou Promutuel, mais une de nos plus grosses réalisations demeure la refonte du système de gestion de la billetterie du cinéma Imax des Galeries de la Capitale.»

La reconnaissance la plus satisfaisante obtenue?

«Nous avons remporté six Octas en cinq ans, dont celui de l'excellence. Les Octas, ce sont les grands prix de l'informatique au Québec. En remporter un, c'est comme gagner un Oscar.»

Où vous voyez-vous dans cinq ans?

«À l'international. Nous sommes dans une phase d'expansion. Montréal est la première étape. Nous devrions y faire des acquisitions dans les prochaines semaines. Nous visons aussi New York qui représente 28 % de notre chiffre d'affaires aux États-Unis. L'Europe est également une belle opportunité avec l'accord de libre-échange.»

L'échec, ça vous fait peur?

«C'est dans l'échec qu'on apprend le plus. On en a eu des centaines et des centaines au début. C'est le propre de l'entrepreneur de prendre des risques. Quand on lance un projet, on évalue toujours le pire des scénarios et on voit si on est capable de vivre avec.»

Q mVos modèles?

Pour Jean-François, Warren Rustand, qui a été l'assistant de trois présidents américains, un homme d'affaires qui a su trouver l'équilibre entre son travail et sa vie familiale. Pour Joé, Charles Sirois, fondateur de Telesystem.

Vos plus grands plaisirs dans la vie, à l'exception du travail?

Pour Jean-François, «apprendre des choses sur tous les sujets». «C'est peut-être cliché, mais moi, c'est ma famille», mentionne Joé.

Le meilleur conseil reçu?

«Savoir s'entourer de gens qui sont meilleurs que toi, lance Jean-François. À la limite, le chef d'entreprise devrait être le moins bon de la gang.» 

Le meilleur conseil à donner à un jeune entrepreneur?

«Arrêter de se comparer avec seulement ce qui se fait au Québec, mais avec les meilleurs partout dans le monde», croit Joé.

Faire de l'argent, pourquoi?

«L'argent, c'est comme un bulletin d'école. C'est une mesure d'unité pour savoir si j'ai bien performé», explique Jean-François. Pour Joé, «l'argent permet de se donner le moyen de ses ambitions».

Suivez toute la semaine dans la section Affaires de notre application la série «Nos leaders de demain». Et découvrez notre cahier spécial à conserver dans notre édition papier de samedi. Et la section spéciale de notre site Web.

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