Vincent Routhier (SAGA)

Vincent Routhier, président de SAGA... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Vincent Routhier, président de SAGA

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Nos leaders de demain
Nos leaders de demain

Ils ont fondé leur entreprise. Ils sont créateurs d'emplois et ils participent à la richesse collective. Découvrez ces leaders de demain, qui sont à la tête de 20 entreprises des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. »

(Québec) Vincent Routhier n'avait jamais pensé brasser des affaires un jour. Jeune, la musique occupait une grande place dans sa vie, ce qui ne l'a pas empêché d'étudier un moment en... technique de génie mécanique. Une rencontre avec son ami devenu cinéaste, Samuel Matteau, doublée d'une autre passion, celle des logiciels, l'a conduit dans l'univers du multimédia.

Le chemin vers la réussite n'a pas toujours été facile. Après avoir fondé SAGA dans le garage de ses parents, à Lévis, et l'avoir fait progresser jusqu'à déménager la compagnie dans des locaux plus vastes, à Québec, le jeune entrepreneur a frôlé la catastrophe en 2013. «On a perdu un gros projet qui n'a jamais obtenu de financement. Il a fallu mettre à pied 10 employés. On était dans le rouge. Ç'a été une période intense. Autour de moi, plusieurs personnes me disaient de faire faillite. Je suis content de ne pas avoir fait ce choix.»

Trois ans plus tard, celui qui se qualifie d'autodidacte savoure la satisfaction d'avoir tenu son bout. Maintenant seul propriétaire de l'entreprise, avec le support précieux de son collaborateur et ami Jonathan Belisle, il voit l'avenir de SAGA avec optimisme. 

Ses yeux s'illuminent lorsqu'il parle de la plateforme ioThéâtre, où le visiteur peut déambuler dans un espace programmé, entouré d'objets interreliés permettant la diffusion d'informations sur différents écrans. L'application, utilisée lors d'expositions culturelles, trouve également son utilité dans le commerce au détail pour rehausser l'«expérience client» et dans les écoles pour aider les élèves de façon ludique dans l'apprentissage du français.

Si le mot «saga» peut cacher un sens péjoratif, comme «quelque chose qui ne se termine jamais», Vincent Routhier préfère lui accoler une définition plus ambitieuse. «C'est plutôt une grande aventure pleine de rebondissements.»

La fiche

Vincent Routhier (29 ans, cofondateur)

Vincent a obtenu une Attestation d'études collégiales (AEC) en création et montage sonore du Cégep de Drummondville. Il a décroché plus tard un certificat en management du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

L'entreprise 

SAGA se spécialise dans la création d'univers interactifs permettant d'enrichir l'expérience de son utilisateur, que ce soit dans des expositions culturelles, des cours d'apprentissage de la lecture ou des séances de magasinage. SAGA a été fondée en 2008. Installée sur la rue Saint-Vallier Est, l'entreprise compte huit employés.

Questions et réponses

Q Ta plus importante réalisation à ce jour?

Le changement de cap de la compagnie et son virage vers l'interactif. «Ç'a été une période charnière.»

La reconnaissance la plus satisfaisante obtenue?

«Nous avons une bonne moyenne au bâton. Nos projets ont remporté plusieurs prix. Le projet 6millionsdemorts.com, conçu en 2012 en collaboration avec De Facto, a permis de gagner deux prix Octas.»

Où te vois-tu dans cinq ans?

«Avec la plateforme ioThéâtre qui sera capable de s'autofinancer. C'est une technologie qui possède un potentiel gigantesque. Ça va permettre de la rendre accessible à n'importe quel créateur sans qu'il soit nécessaire de posséder des connaissances en électronique. Nous avons des ambitions très élevées.»

L'échec, ça vous fait peur?

«Ça m'a déjà rendu très nerveux, mais je suis maintenant capable de prendre du recul. Je compare ça à un jeu de Monopoly : tu perds, tu gagnes. Ça te permet de relativiser. Quand tu te cognes un doigt avec un marteau, ça ne veut pas dire que tu vas perdre ton doigt...»

Tes modèles?

Jean-Pierre Vézina, vice-président aux finances chez Ex-Machina. «C'est quelqu'un que j'admire beaucoup pour sa générosité et ses compétences. Il y a aussi Dominique Brown, qui possède une belle vision et une grande rigueur.»

Tes plus grands plaisirs dans la vie, à l'exception du travail?

Passer du temps en famille, avec ses deux enfants, âgés de deux et trois ans. «J'ai tellement entendu des entrepreneurs dire qu'ils avaient réussi en affaires, mais pas leur vie familiale. J'essaie aussi de prendre du temps pour faire de la musique, aller pêcher, voir des amis autour d'une bonne bouffe, vivre...»

Le meilleur conseil reçu?

«J'en ai eu beaucoup, mais la lecture du livre de management Good to Great, de Jim Collins, m'a beaucoup aidé.»

Le meilleur conseil à donner à un jeune entrepreneur?

«Ne pas se poser de questions et foncer. Être dans l'action, c'est la meilleure façon d'apprendre. Pour employer une métaphore, c'est comme se jeter dans le vide et apprendre pendant que tu tombes comment ouvrir ton parachute...»

Faire de l'argent, pourquoi?

«L'argent, tu en as besoin pour fonctionner et prendre des risques. Mais j'essaie aussi de voir la valeur sociale de l'entreprise.»

Suivez toute la semaine dans la section Affaires de notre application la série «Nos leaders de demain». Et découvrez notre cahier spécial à conserver dans notre édition papier de samedi. Et la section spéciale de notre site Web.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer