Vincent et François Thériault (Surmesur)

Vincent et François Thériault, cofondateurs de Surmesur... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Vincent et François Thériault, cofondateurs de Surmesur

Le Soleil, Caroline Grégoire

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Nos leaders de demain
Nos leaders de demain

Ils ont fondé leur entreprise. Ils sont créateurs d'emplois et ils participent à la richesse collective. Découvrez ces leaders de demain, qui sont à la tête de 20 entreprises des régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. »

(Québec) Les frères Vincent et François Thériault ont su assez jeunes qu'ils brasseraient un jour des affaires ensemble. «Quoi au juste? On ne savait pas...»

C'est à la faveur d'un voyage en Asie que François a trouvé l'idée d'importer dans la capitale un concept de boutiques de vêtements sur mesure pour hommes. «Il existait des magasins du genre à Québec, mais seulement dans le haut de gamme. On a créé un segment de marché accessible et abordable», explique Vincent.

Les deux frères, comme beaucoup d'hommes, ne sont pas maniaques du magasinage, d'où l'idée d'un endroit où le client se sentirait à l'aise. Décor épuré, vaste choix d'échantillons, technologie à la fine pointe pour prendre les mensurations, tout a été conçu pour rendre l'expérience «simple et ludique».

Joueurs de basketball depuis le secondaire - le cadet, François, a poursuivi jusqu'en division 3 dans la NCAA, avec Greensboro College -, les frangins ont compris qu'il fallait trimer dur pour se faire une place sous le panier. Une éthique de travail qui leur a été fort utile une fois dans le monde des affaires.

Les débuts n'ont pas été faciles, se souviennent-ils. «On a bâti le concept de A à Z. Nos demandes de financement ont été refusées. On a fullé nos cartes de crédit. On n'avait pas les moyens de louer dans un centre commercial, alors on s'est installés dans un petit local de 300 pieds carrés, sur Nérée-Tremblay.»

«Avec ce qu'on avait vécu ensemble dans le sport, explique Vincent, on savait qu'on allait être capables. On est des gars intenses...»

La fiche

Vincent Thériault (32 ans, cofondateur) et François Thériault (30 ans, cofondateur)

Vincent possède un baccalauréat en administration de l'Université Laval; François, un baccalauréat en administration (marketing et finance) de l'Université de Caroline du Nord à Greensboro.

L'entreprise

Surmesur, fondée en 2009, est spécialisée dans la confection de vêtements sur mesure pour hommes. Le client peut personnaliser sa chemise ou son complet au prix du prêt-à-porter, parmi un choix de plus de 5000 tissus, cols et boutons. Les mensurations sont prises grâce à un scanneur. Implantée sur le boulevard du Versant-Nord, dans l'arrondissement Sainte-Foy, elle compte 70 employés. Des boutiques ont également été ouvertes à Laval, à Montréal, à Ottawa, à Toronto et, bientôt, à Chicago, une première incursion en territoire américain.

Questions et réponses

Votre plus importante réalisation à ce jour?

«Avoir réussi à créer l'entreprise est déjà un défi en soi. Être sorti de Québec et avoir ouvert cinq boutiques en cinq ans.»

La reconnaissance la plus satisfaisante obtenue?

«Le prix Vision, de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, il y a quatre ans, remis à une compagnie émergente. Aussi la bourse Jeune Entreprise Desjardins, qui venait avec 60 000 $, un montant qui nous a vraiment aidés. Nous avons aussi été récompensés d'un prix pour l'innovation numérique du Conseil québécois du commerce de détail.»

Où vous voyez-vous dans cinq ans?

«Nous voulons être la référence en Amérique du Nord pour le vêtement sur mesure.»

L'échec, ça vous fait peur?

«Le mot échec est peut-être un peu fort. On a fait des erreurs stratégiques, surtout au début. On ne connaissait rien, alors on en a eu des tonnes. On a peut-être tourné les coins ronds, mais c'est comme ça qu'on s'améliore.»

Votre modèle?

«Notre père, un entrepreneur en construction, qui a été le premier au Québec à offrir des maisons écologiques. Il a été une source d'inspiration. On a vu c'était quoi partir à son compte.»

Vos plus grands plaisirs dans la vie, à l'exception du travail?

Pour Vincent, partir en voyage avec sa femme, comptable dans l'entreprise, et ses deux enfants. Faire du surf aussi. Pour Vincent, enfourcher son vélo, «pour déconnecter de la réalité».

Le meilleur conseil reçu?

«"Fonce, arrête de niaiser", comme le disait notre père. Si on avait écouté notre comptable à l'époque, on serait encore dans notre sous-sol...»

Le meilleur conseil à donner à un jeune entrepreneur?

«Faire ses devoirs. Ce n'est pas facile au début, partir en affaires, tu te fais challenger. Il faut travailler, travailler, travailler...»

Faire de l'argent, pourquoi?

«Pour être plus créatifs, pour le réinjecter dans l'entreprise. On n'est aucunement matérialistes. L'argent permet de faire quelque chose de plus grand que soi.»

Suivez toute la semaine dans la section Affaires de notre application la série «Nos leaders de demain». Et découvrez notre cahier spécial à conserver dans notre édition papier de samedi.

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